Nantes: Accusé d’incitation au viol, le groupe de punk déprogrammé se défend

POLEMIQUE Le chanteur et guitariste de «Viol» est sorti de son silence sur le site Internet musical de Vice...  

J.U.

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La photo du groupe Viol sur Facebook
La photo du groupe Viol sur Facebook — DR

«Il s’agit d’une seule chanson qu’on ne joue plus depuis longtemps. Tous les autres morceaux parlent d’autre chose.» Accusé d’incitation au viol à cause de l'un de leurs textes et leur nom, le groupe de punk nantais «Viol» est sorti de son silence dans une interview donnée au site Internet Vice. Après l’annulation d’un concert parisien, mercredi, et la mobilisation d’associations et d’élus, Samuel, un membre du groupe assure qu’il est «contre le viol» mais qu’il faut savoir «prendre du recul».

Un groupe accusé d'incitation au viol voit son concert annulé

«A aucun moment je ne pense que les paroles de la chanson «Viol» soient crédibles ou excitantes, au contraire, elles te dégoûtent et te font te poser des questions plus qu’autre chose», explique le guitariste et chanteur sur le site Vice. «Après, sans explication, je peux piger que ça puisse être choquant, mais vu l’audience qu’on a, d’habitude j’ai tout le temps de m’expliquer quand ça pose problème.»

Un groupe inconnu dans le milieu nantais

Le groupe Viol, qui totalise quelques centaines de fans sur Facebook, semble en effet inconnu dans le milieu du rock. Thomas Nedelec, gérant du Ferrailleur, salle rock bien connue à Nantes, assure par exemple qu’il n’a jamais entendu parler du groupe. «Ça ne nous parle pas beaucoup. En tout cas, ce n’est pas du tout une référence dans le milieu», indique-t-on du côté des organisateurs du Hellfest.

Sur Vice, le groupe punk dit ne jamais avoir eu de problème depuis qu’il a repris les concerts, il y a un an, et assure être «dépassé» par les attaques reçues sur Internet. Et l'affaire n’est pas terminée: selon Le Monde, l'association les Effronté-es a décidé de porter plainte contre le groupe pour apologie d'agression sexuelle, un délit passible de cinq ans de prison et 45 000 euros d'amende.