Nantes: Le jeu d'enquêtes «Qui veut pister» débarque en centre-ville

LOISIRS Très populaire à Paris, Qui veut pister propose de résoudre des enquêtes et énigmes par équipes, tout en découvrant le patrimoine de la ville...

Frédéric Brenon

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Le jeu Qui veut pister se déroule en plein air, pendant environ 2h30.
Le jeu Qui veut pister se déroule en plein air, pendant environ 2h30. — QVP

Le concept se décline déjà avec succès dans sept villes francophones (Paris, Lille, Lyon,  Bordeaux, Strasbourg, Bruxelles, Genève). Le voilà qui débarque à Nantes. Lancée à Paris en 2009, la société Qui veut pister propose à partir de ce samedi ses premiers jeux de piste destinés au public nantais.

Répartis en équipes de 4 à 6 personnes, les participants devront «résoudre une enquête, trouver la solution à des énigmes, tout en parcourant des lieux connus ou méconnus» du centre-ville. Le jeu, qui dure environ 2 h 30, se déroule entièrement sur l’espace public, à pied, encadré par un animateur.

«Une manière de découvrir la ville autrement»

«Au départ, on vous remet une boussole, une loupe, une paire de jumelles, un mètre et un carnet de route. L’équipe gagnante sera celle qui, à la fin, aura récolté le plus d’indices et réalisé le meilleur temps. Cela nécessite de retrouver plein de petits détails du patrimoine que l’on croise parfois tous les jours, sans y prêter attention. Outre le divertissement, l’esprit de compétition qui s’instaure entre les équipes, le jeu est une manière de découvrir ou redécouvrir la ville autrement. C'est aussi un bon moyen de faire des rencontres ou de souder les liens entre collègues», explique Guillaume Nanjoud, fondateur de Qui veut pister. Les gagnants se verront en plus remettre un cadeau.

Les participants se voient remettre une boussole, des jumelles, une loupe, un mètre et un carnet de route. - QVP

Deux enquêtes proposées à tour de rôle chaque samedi

Deux enquêtes, proposées à tour de rôle chaque samedi à 14h, ont été concoctées pour Nantes. La première, intitulée «l’affaire Emy», envoie les détectives en herbe sur les traces d’un serial killer entre l’Erdre, le quartier Saint-Pierre et le château. La seconde, «le Ti’Graslin», pousse à démêler des scènes de crimes entre la place Royale, Pommeraye et le cours de Cambronne.
La participation coûte entre 9,50 euros et 12,50 euros et se fait sur inscription par Internet. Une séance peut aussi être privatisée sur demande (mais c'est plus cher).

Gros succès à Paris

A Paris, quatre enquêtes sont proposées chaque week-end. Elles réunissent en moyenne une cinquantaine de personnes et affichent complet quinze jours avant.

«Beaucoup de gens nous demandaient de venir à Nantes, notamment des Nantais qui ont découvert le jeu à Paris, rapporte Guillaume Nanjoud. On est aussi suivi par une petite communauté de fidèles qui essaie de résoudre les enquêtes dans toutes les villes. Chaque enquête est unique puisqu'elle est directement inspirée des éléments locaux.»

Si le concept fonctionne bien à Nantes, un troisième parcours, sur l'île de Nantes, est déjà en préparation.