FC Nantes: Pourquoi Rennes n'a pas le droit de perdre contre les Canaris

FOOTBALL Parce que le Stade Rennais a des moyens économiques bien nettement supérieurs à ceux du FCN...

David Phelippeau
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En février 2014, le Stade Rennais était venu s'imposer (3-0) à Nantes.
En février 2014, le Stade Rennais était venu s'imposer (3-0) à Nantes. — Ouest Médias / SIPA

L'argent ne fait vraiment pas le bonheur à Rennes. Le derby de l'ouest entre le Stade Rennais et le FC Nantes, qui aura lieu samedi, s'annonce très indécis. La saison dernière, les deux formations ont fini à égalité de points au classement final de la L1 (sauf si on ajoute les trois points gagnés sur le terrain par le FCN contre Bastia). Cette saison, le FCN (9e) est en avance d'un petit point sur Rennes (11e). Les deux équipes sont ainsi très proches au niveau des résultats et des classements.

Pourtant, force est de constater que les deux clubs ne disposent pas des mêmes moyens financiers. A la lumière des chiffres qui vont suivre, le derby paraît même totalement déséquilibré. Rennes est bel et bien le favori.

1) Un budget rennais plus élevé

Ce n'est sans doute pas le chiffre le plus éloquent. Alors que le budget du Stade Rennais se situe entre 45 et 50 millions d'euros, celui du FC Nantes ne grimpe qu'à 32 millions d'euros. C'est davantage la fortune du propriétaire qui crée une nette différence entre les deux clubs... Avec une fortune estimée par le magazine Challenges en 2013 à 11 milliards d'euros, la famille Pinault devance largement le propriétaire russe de Monaco, Dmitry Rybolovlev (7,1 milliards), ou Margarita Louis-Dreyfus, à l'OM (5 ,5 milliards), au classement des plus grandes fortunes de Ligue 1. On ne connaît pas vraiment la fortune de Waldemar Kita, tout juste sait-on qu'il a vendu en 2006 la société Allergan pour 170 millions d'euros.

2) Des salaires sans commune mesure entre Rennes et Nantes

Il n'est pas opportun de comparer la moyenne des salaires entre les deux vestiaires car les deux effectifs ne comptent pas le même nombre de joueurs, le même nombre de jeunes néo-pros. En revanche, il est plus judicieux de comparer les plus gros salaires des deux clubs. Rennes peut ainsi grimper entre 80 000 euros de salaire mensuel (Ntep et Toivonen) et 100 000 euros (Armand et M'Bengue) tandis que la direction du FCN plafonne les salaires à 45 000 euros mensuels (Veretout)... Rémis Gomis, 2e salaire du club, touche 40 000 euros mensuels.

3) Des investissements onéreux à Rennes

Sur le marché des transferts, le Stade Rennais ne compte pas. En terme de nombre de joueurs et de finances. Lors du mercato d'hiver 2014, Rennes avait sorti une enveloppe de 10 millions d'euros pour trois joueurs (Ntep, Toivonen et Grosicki), dont près de six millions investis sur le premier. L'été dernier, le club de Montanier enregistre l'arrivée de 11 joueurs (entre 10 et 12 millions d'euros)... En janvier dernier, le Lensois Cavaré est recruté pour 3 millions d'euros. A Nantes, depuis le retour en L1, on n'a pas vraiment fait de folies financières. L'interdiction de recrutement d'un an n'a évidemment pas poussé à en faire. En attendant, le dernier gros achat est celui d'Aristeguieta pour 1,2 million d'euros. Vizcarrondo, lui, avait coûté 800 000 euros et Hansen, près d'1 million d'euros...