26 arrestations et 33 voitures brûlées à Nantes

PRESIDENTIELLE La ville concentre à elle seule environ 10 % des interpellations et des incendies de voitures au niveau national…

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Dans les grandes villes de France, plusieurs milliers de manifestants dont un grand nombre appartenant "à la mouvance anarchiste ou d'extrême gauche" ont manifesté aux cris de "Sarko facho, le peuple aura ta peau".
Dans les grandes villes de France, plusieurs milliers de manifestants dont un grand nombre appartenant "à la mouvance anarchiste ou d'extrême gauche" ont manifesté aux cris de "Sarko facho, le peuple aura ta peau". — Franck Perry AFP

Pas moins de 26 personnes ont été arrêtées et 33 voitures ont été brûlées dans la nuit de dimanche à lundi à Nantes, selon un premier bilan de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de Loire-Atlantique communiqué lundi matin à «20 Minutes».

Plus qu’à la Saint-Sylvestre

La ville concentre ainsi à elle seule environ 10 % des interpellations et des incendies de voitures au niveau national. 730 voitures ont en effet été détruites en France métropolitaine et 592 personnes arrêtées, selon la direction générale de la police nationale (DGPN).

«On ne s'attendait pas à de tels chiffres», concède un responsable de la DDSP. «On tablait plutôt sur une bonne quinzaine de voitures brûlées. Le chiffre est en effet supérieur à celui d'une Saint-Sylvestre», où seule «une vingtaine» de véhicules sont incendiés.

Les 33 voitures brûlées se concentrent plutôt dans les quartiers sensibles de Nantes et de sa proche périphérie : sept l'ont été à Bellevue, sept autres sur Saint-Herblain, quatre à Malakoff, trois aux Dervallières, trois dans les quartiers nord, deux à la Bottière, deux à Doulon, une vers la préfecture, une à Rezé, une à la Beaujoire, une au rond-point de Rennes et enfin une dernière à Beaulieu.

Parmi les 26 personnes interpellées, trois mineurs ont été arrêtés dès 20h15 après avoir cassé une aubette de bus près du stade de la Beaujoire, en périphérie de la ville. Les 23 autres l'ont été en centre-ville, lors de la manifestation hostile à l'élection de Nicolas Sarkozy.

«Jets de projectiles»

Les individus ont été arrêtés pour des «jets de projectiles» et des «dégradations volontaires». Certains n'ont ainsi pas hésité à jeter «des pavés» sur les 180 policiers déployés. Des bouteilles en verre contenant un liquide suspect, qui pourrait être «de l'acide» selon la police, ont également été lancées.

Plusieurs vitrines de commerçants ont été endommagées, et de nombreuses poubelles mises à feu. La mairie de Nantes a d'ailleurs annoncé ce matin, dans un communiqué, qu'elle allait porter plainte pour «les dégradations commises sur le mobilier public (...) par une minorité d'extrémistes».