A Zola, le Chalet suisse disparaît avec fracas

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« Dites que je suis en colère », martèle Paul Poirier devant les restes du Chalet suisse, place Emile-Zola à Nantes. Vendredi, l'architecte et membre de l'association d'opposition municipale Génération Nantes a interpellé la presse et les passants après la démolition programmée de l'édifice. « On parle de travail de mémoire et on casse l'identité de mon quartier », s'est ému Paul Poirier. Il regrette que la mairie n'ait pas préempté le bâtiment. « Il était possible de recréer du lien social en installant une brasserie, une maison de quartier ou un lieu de convivialité fort. »

Une résidence de standing, conçue par l'architecte Jean-Claude Pondevie, sera construite sur les ruines du Chalet suisse. Seule la façade en bois sera conservée. « On fait semblant de garder la mémoire avec un pastiche », dénonce Paul Poirier. Le Chalet, bâti à la fin du XIXe, avait abrité un café, un dancing et, plus récemment, une discothèque restée sans repreneur. Une chose est sûre : les habitants, dans leur majorité, ne regrettent pas la fin de l'animation nocturne.