Evian-Thonon-Gaillard: «De la suffisance...», peste Pascal Dupraz

FOOTBALL L'entraîneur de l'ETG n'a pas apprécié la défaite (2-1) de sa formation à Nantes, ce samedi soir...

David Phelippeau

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L'entraîneur Pascal Dupraz.
L'entraîneur Pascal Dupraz. — Pierre Minier / Ouest Médias / SIPA

Ce samedi, l'ETG s'est incliné (2-1) à Nantes. Menés 2-0 en tout début de seconde période, les joueurs d'Evian n'ont réagi qu'à une vingtaine de minutes de la fin. Avant cela, Evian (17e avec 3 points d'avance sur Toulouse) n'a pas montré grand-chose du tout. Au grand dam de son coach Pascal Dupraz.

Quelle analyse faites-vous de cette défaite?

J'ai assisté à un match de L1 âpre et disputé dans un superbe stade avec un superbe public. Un match qui a été très bien arbitré par monsieur Varela et ses assesseurs.

Et la prestation de vos joueurs? 

A partir du moment où on donne les buts et on lâche les coups quand on est menés 2-0, on se complique l'existence. On aurait dû mieux gérer cette fin de première mi-temps et cette reprise de seconde mi-temps. C'est la suffisance qui nous fait être menés au score à la pause. La suffisance c'est l'ennemi du footballeur et de l'être humain.

C'est inquiétant d'être suffisant quand on joue le maintien non?

Mais ne vous faites pas de soucis pour nous, on s'en fait déjà, nous. On a des ressources et l'objectif c'est de le montrer. Il faut simplement se remettre au travail et se dire que sur les 25 dernières minutes, c'était tout sauf laid, parce qu'on a mis les Nantais en difficultés. 

Qu'a-t-il manqué à votre formation?

De la rigueur et de se rendre compte qu'à la 46e on disputait bien un match de L1. Ce n'était pas de l'apathie en première mi-temps. C'était un match avec beaucoup de duels, pas très agréable à suivre. Durant les 45 premières minutes, on se serait cru au volley parce que le ballon naviguait entre cinq et dix mètres de hauteur.

Le public nantais vous a plu... 

L'ETG doit mesurer à chaque fois la chance d'aller dans des sites comme La Beaujoire. Le problème chez nous c'est que nous avons un stade qui a une piste et qui est inhospitalier. On va me dire qu'on ne sait pas si on va rester en L1, mais ça fait pourtant quatre ans qu'on y est. On nous rabâche la même chanson. Il nous faut un stade au plus vite dans un pays de cocagne puisque les départments de la Savoie et la Haute-Savoie sont réputés pour leur dynamisme économique, leur courage et leur esprit de décision...