Pays de la Loire: Les femmes chefs d'entreprises ont leur association régionale

ECONOMIE Le réseau Femmes chefs d'entreprises (FCE) lance officiellement sa délégation régionale en Pays de la Loire. Objectif: rompre l'isolement des dirigeantes et renforcer leur confiance...

Frédéric Brenon

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Laurence Vernay, présidente de FCE Pays de la Loire, dirigeante du cabinet d'avocats et juristes Saje
Laurence Vernay, présidente de FCE Pays de la Loire, dirigeante du cabinet d'avocats et juristes Saje — FCE

L’association française Femmes chefs d’entreprises (FCE) organise ce jeudi soir à Nantes le lancement officiel de sa délégation Pays de la Loire, la seule du Grand Ouest. Constitué depuis un an, le groupe rassemble en fait déjà 49 entrepreneures de la région nantaise et de Vendée, issues de tous secteurs (services, bâtiment, transport, etc.). «On espère rapidement porter notre effectif à une centaine d’adhérentes», explique Laurence Vernay, présidente de FCE en Pays de la Loire.

«Ça répond à un vrai besoin»

L’objectif principal du réseau est de «briser l’isolement de la dirigeante» en lui apportant  conseils et soutiens nécessaires». «Ça répond à un vrai besoin. Le chef d’entreprise est confronté à des angoisses, il a besoin de partager des problématiques communes (stratégie, management, développement commercial, international…). Or les femmes vont peu dans les réseaux d’affaires, sans doute par manque de temps, qu’elles consacrent davantage à leur famille. Le fait de se retrouver entre femmes, on se dévoile plus, on ressent moins de jugement, il y a un peu moins d'ego, ça va plus vite», constate Laurence Vernay.

«Souvent un déficit de confiance»

Outre la promotion de l’entreprenariat au féminin, FCE vise aussi à renforcer la place des dirigeantes d'entreprises dans la vie économique et dans les instances décisionnelles. «Notre réseau les aide à avoir une ambition plus forte, à se dire qu’elles en sont capables, précise Laurence Vernay. Les femmes ont souvent un déficit de confiance. Elles se mettent parfois des barrières toutes seules. Ce retard de parité entraîne une sensibilité un peu plus masculine dans les décisions prises.» 

Alors que les femmes représentent 45% de la population active, elles ne représentent que 26% des chefs d'entreprise et ne sont que 6% à être membres des instances socio-économiques.