Nantes: Un Nantais star de la comédie musicale «Dirty Dancing», au Zénith ce week-end

PEOPLE Corentin Mazo tient le premier rôle dans le spectacle qui s'arrête à Nantes de vendredi à dimanche...

Julie Urbach

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Corentin Mazo occupe le premier rôle dans Dirty Dancing Lancer le diaporama
Corentin Mazo occupe le premier rôle dans Dirty Dancing — Alain Guizard

Quand il fait son entrée, il faut quelques minutes au public, majoritairement féminin, pour se remettre de ses émotions. Depuis mi-janvier, Corentin Mazo s’appelle, sur scène, Johnny Castle. Ce Nantais de 28 ans endosse chaque soir, en compagnie de Cécile Mazéas, alias Bébé, le rôle principal de la nouvelle comédie musicale à succès Dirty Dancing, adaptée du film mythique des années 1990.

Ce vendredi soir et pour cinq représentations jusqu'à dimanche soir, la troupe s'arrête au Zénith de Nantes. S'il reste encore quelques places, les représentations au Palais des sports de Paris, pendant deux mois, ont affiché complet. «Voir la salle pleine, c’est beaucoup de bonheur, assure Corentin Mazo. Il y a une ambiance incroyable: le public est à l’affût des répliques... Je dois souvent m’interrompre avant de pouvoir terminer mes phrases!»

Il découvre la danse par hasard

Ce jeune Nantais, qui a habité le quartier Viarme jusqu’à sa majorité, vit avec Dirty Dancing son premier grand rôle, après une apparition dans Mozart l’opéra Rock et 1789, les Amants de la Bastille. Celui qui a découvert la danse «assez tard» et par hasard à 17 ans, en fréquentant l’école de danse de ses sœurs (non loin de la place Graslin), ne regrette pas d’avoir «tout plaqué» pour tenter sa chance.

«Quand je suis parti pour entamer ma carrière de danseur professionnel à Montpellier, j’ai vraiment beaucoup travaillé, assure ce passionné de théâtre et de sport. Aujourd’hui, c'est toujours le cas, mais je prends de plus en plus de plaisir dans ce que j'aime faire: danser tout en interprétant un rôle.»

Fierté et pression

Ce soir, Corentin Mazo aura en plus le plaisir de rendre visite à ses proches et peut-être de se promener passage Pommeraye et dans les rues du centre-ville, comme il aime le faire à chaque fois qu’il «redescend».

«Je crois que beaucoup de gens que je n’ai pas vus depuis longtemps vont venir me voir sur scène, confie Corentin Mazo. Revenir ici et leur montrer ce que je suis devenu, c’est beaucoup de fierté.» Mais aussi toujours un peu de pression, surtout avant le fameux porté final... «une figure vraiment très technique, mais qui nous rend heureux une fois que c’est fait!»