FC Nantes: Les Canaris se défendent d'être une équipe de «bouchers»

FOOTBALL Critiqués par certains observateurs pour leur grande agressivité après leur succès (1-0) contre Guingamp, dimanche, les Nantais ne comprennent pas et se défendent...

David Phelippeau

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Le Nantais Papy Djilobodji face au Lyonnai Alexandre Lacazette.


/FAYOLLE_Photo070/Credit:Pascal Fayolle/SIPA/1502231340
Le Nantais Papy Djilobodji face au Lyonnai Alexandre Lacazette. /FAYOLLE_Photo070/Credit:Pascal Fayolle/SIPA/1502231340 — SIPA

L'entraîneur Michel Der Zakarian s'est expliqué au téléphone, ce mercredi soir, avec Pierre Ménès, le consultant de Canal +. Dimanche, l'ancien journaliste avait fustigé le match des Canaris. «J’ai vu le match et c’était une boucherie, avait-il dit. Si Djilobodji n’est pas convoqué en commission de discipline, je m’interroge. [...] Personnellement, ça me dégoûte quand j’entends Der Zakarian parler de pleureuses. Le Guingampais Pied se fait ouvrir le crâne dix fois par un geste scandaleux de Djilobodji.» 

Der Zakarian ne comprend pas les critiques

Ce jeudi, Michel Der Zakarian, qui distribuait des coups quand il jouait mais qui en prenait aussi (cf vidéo à suivre de l'attentat de Cantona sur Der Zakarian), a défendu ses joueurs. «Il faut m'expliquer. Si ce match était une boucherie... Je ne vois pas où il y a eu des attentats. Le football c'est un sport de duels. Il faut arrêter de pleurer et je dis pareil à mes joueurs. Il faut arrêter aussi la cabale. Je ne pense pas que mon équipe soit agressive. Sur les deux derniers matchs (à Lyon et contre Guingamp), on a pris beaucoup de cartons (11 cartons jaunes et 1 rouge) mais beaucoup étaient injustifiés.»

Au rang des accusés, Papy Djilobodji. Après le match de dimanche, le défenseur central nantais a cristallisé les critiques pour s'être engagé de manière parfois brutale. «Ce n'était pas pour faire mal, se défend celui qui pourrait être convoqué par la Commission de discipline. Depuis que je suis en France, les arbitres me regardent, mais je me suis calmé. Si je ne savais pas jouer au foot, je ferais autre chose...»

En L2, Djilobodji mettait «des brins à tout le monde»

Culminant à 1,93 m, le roc sénégalais peut impressionner lorsqu'il s'engage sur certaines actions. Mais, selon lui, son physique n'est pas la seule raison qui pousse les arbitres à le surveiller de près. «Au début, en Ligue 2, je mettais des brins à tout le monde!», lâche-t-il dans l'hilarité générale de la salle de presse. Djilobodji s'est calmé mais peut parfois être rattrapé par ses vieux démons.

En attendant, Nantes est à ce jour 15e au classement du fair-play en L1 et avait fini à la 6e place en 2013-2014. Il n'y a sans doute pas de quoi en faire une équipe de «bouchers»...