FC Nantes: Bangoura, des maux et des bas
FOOTBALL Lors de ses deux dernières titularisations, l'attaquant guinéen a été catastrophique...
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Elève Ismaël Bangoura. Moyenne des notes des journaux L’Equipe, Presse-Océan et Ouest-France sur vos deux dernières titularisations: 2,25/10. Mention très médiocre. L’attaquant Ismaël Bangoura n’y arrive plus. Où est passé le joueur capable de marquer 18 buts en 56 matchs de L1 avec Le Mans (2005-2007) ou encore de briller au Dynamo Kiev avec 28 buts en 46 matchs (2007-2009)? Quid du joueur acheté 11 millions d’euros par le Stade Rennais au Dynamo Kiev à l’été 2009? Le poids des âges n’explique pas tout.
Souvent bon à l'entraînement mais médiocre en match
A 30 ans, Bangoura semble perdu sur le rectangle vert. A Lyon et contre Guingamp, il fut transparent. Un fardeau pour le FCN même. «C’est sans doute l’attaquant de l’effectif le plus compliqué à marquer, confiait un jeune défenseur nantais il y a quelques semaines. Il a des appuis rapides, des changements de trajectoire imprévisibles.» Souvent 19e homme et dans la tribune lors des premiers mois de la saison, Bangoura n’arrive pas vraiment à sortir du trou dans lequel il est depuis son arrivée à Nantes en janvier 2012. L’affaire [interdition de recrutement pendant un an], qui porte son nom et au beau milieu de laquelle il s’est retrouvé sans le vouloir, l’a meurtri.
Il manque des choses faciles
En décembre, il annonce qu’il met fin à sa carrière d’international guinéen et qu’il n’ira pas à la Coupe d’Afrique des Nations pour se consacrer au FCN. «C’était un challenge, estime Michel Dussuyer, l’ex sélectionneur de la Guinée. Ce challenge est en passe de ne pas être réussi.» Bangoura, qui a prolongé l'année dernière jusqu'en 2017, a joué 8 fois depuis le début de l’année sans inscrire le moindre but et sans jamais convaincre. «Le paradoxe avec ce joueur, c’est qu’il est d’une grande habileté technique mais qu’il peut louper des choses immanquables», explique Dussuyer.
Le mettre seul en pointe c'est suicidaire
Le positionner dans un 4-3-3, seul devant, semble suicidaire pour beaucoup. «Il a besoin de se servir d’un pivot, analyse Bertrand Marchand, qui l’a coaché à Um Salal au Qatar en 2012. S’il joue seul devant, il ne s’en sort pas. S’il est en prise directe avec des défenseurs centraux, il n’y arrive pas. Il doit fuir les défenseurs.» Dussuyer: «Il a une belle capacité à faire jouer les autres. C’est plutôt un 9 et demi ou un 9 mais avec un soutien très proche.» Isolé devant sur les deux derniers matchs, Bangoura n’a pas existé. «Il doit jouer dans un 4-4-2, mais je ne pense pas que Der Zakarian fera un système spécialement pour lui, estime Marchand. Ce n’est pas Ibrahimovic...» Ni Cavani d'ailleurs.