Nantes: Dix gardes à vue et une vingtaine de blessés après la manifestation

SOCIETE Le rassemblement «contre la répression policière» a connu des débordements samedi après-midi à Nantes. Dix personnes sont en garde à vue...

Frédéric Brenon
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Manifestation «contre la répression et les violences policières» samedi 21 février 2015 en centre-ville de Nantes. AFP /G. GOBET
Manifestation «contre la répression et les violences policières» samedi 21 février 2015 en centre-ville de Nantes. AFP /G. GOBET — AFP

Dix personnes interpellées, trois placées en détention provisoire, une vingtaine de blessés et quelques dégradations. Tel est le bilan du rassemblement «contre la répression et les violences policières» qui s'est déroulé samedi après-midi en centre-ville de Nantes. Près de 1.500 personnes ont participé à ce défilé organisé un an précisément après une manifestation anti-aéroport marquée par de nombreuses scènes de violence.

Projectiles contre lacrymo et canon à eau

Cette fois, les débordements ont été nettement plus modérés. Mais ils ont tout de même eu lieu, vers 16h, alors que la majorité des participants venaient de défiler dans le calme. Plusieurs dizaines de manifestants, souvent masqués, ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, celles-ci répliquant par du gaz lacrymogène ou des jets d'eau au canon. L'opposition a duré deux heures environ.

Rolland veut des «sanctions exemplaires»

Une quinzaine de policiers auraient été blessés, deux ayant été hospitalisés. Quelques abribus et panneaux publicitaires ont été fracturés, mais aucune vitrine commerçante n'a été touchée. Une vingtaine de tags hostiles à la police ont été peints sur les murs. L'essentiel a déjà été effacé ou remis en état.

Ce dimanche matin, un petit groupe s'est rassemblé devant l'hôtel de police Waldeck-Rousseau pour demander la «libération» des dix manifestants gardés à vue, âgés de 16 à environ 30 ans. Trois d'entre eux, placés en détention, seront jugés en comparution immédiate dès ce lundi.

Le maire de Nantes, Johanna Rolland, a, elle, dénoncé ces «individus qui n'ont qu'un seul objectif: la violence et les dégradations». Et a réclamé des «sanctions exemplaires».

L'Acipa, principale association opposée au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ne s'était pas associée à la manifestation de samedi.