Nantes: Trams et bus totalement à l'arrêt ce jeudi après les agressions

TRANSPORTS Le réseau Tan est totalement arrêté ce jeudi matin dans l'agglomération nantaise. Les conducteurs et salariés laissent les véhicules au dépôt pour dénoncer l'agression de deux des leurs...

Frédéric Brenon

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Tous les bus restent au garage depuis ce jeudi matin, comme ici au dépôt de Trentemoult.
Tous les bus restent au garage depuis ce jeudi matin, comme ici au dépôt de Trentemoult. — F. Brenon / 20 Minutes

Situation exceptionnelle ce jeudi dans l'agglomération nantaise. Plus aucun bus, ni tramway, ne circule depuis le début de matinée en raison d'un mouvement spontané du personnel de la Semitan. Tous les véhicules restent au dépôt. L'action devrait se prolonger toute la journée.

Les tramways restent au garage, comme ici au dépôt de la Trocardière. - F.Brenon / 20 Minutes

Les conducteurs et salariés de la Semitan entendent ainsi exprimer leur «solidarité et leur ras-le-bol» après le passage à tabac d'un agent de prévention et d'accueil mardi soir, quartier Bellevue à Nantes (station Mendès-France), par une dizaine de jeunes gens. L'homme, qui voulait libérer les portes de tramway qu'un individu bloquait volontairement, a eu sept points de suture au crâne et un visage tuméfié. Jeudi dernier, déjà, un conducteur de tram avait été violemment frappé quartier Bottière à Nantes (station Souillarderie).

«Il faut que ça cesse!»

«Nous sommes navrés pour le désagrément causé à la population. Certains vont dire qu'on les prend en otages. Mais il faut que tout le monde comprenne que cette violence gratuite ne peut plus durer. C'est l'affaire de tous», s'alarme Laurent, conducteur.

«Ça devient inadmissible de ne plus pouvoir exercer son travail en sécurité. On ne va quand même pas mettre des policiers dans chaque rame! Il faut que ça cesse», insiste la CFDT, syndicat majoritaire à la Tan.

«L'arrêt du réseau n'est pas satisfaisant car il pénalise nos clients. Mais, en même temps, nous sommes évidemment solidaires avec nos agents agressés et je comprends l'exaspération du personnel», commente Alain Boeswillwald, directeur de la Tan.