Nantes: Une semaine de résistance et une nouvelle manif «contre les violences policières», samedi

MOBILISATION Des débats et une marche se tiennent cette semaine, à l'initiative d'un collectif citoyen...  

Julie Urbach
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Manifestation en hommage a Remi Fraisse mort sur le site du barrage de Sivens dans le Tarn et contre les violences policieres. Nantes le 22 11 2014.
Demonstration against police violence and in memory of Remi Fraisse, an environmental activist killed in clashes between security forces and protesters of the Sivens dam project. Nantes Western France 22 11 2014./SALOM-GOMIS_1514.05/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1411231524
Manifestation en hommage a Remi Fraisse mort sur le site du barrage de Sivens dans le Tarn et contre les violences policieres. Nantes le 22 11 2014. Demonstration against police violence and in memory of Remi Fraisse, an environmental activist killed in clashes between security forces and protesters of the Sivens dam project. Nantes Western France 22 11 2014./SALOM-GOMIS_1514.05/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1411231524 — SIPA

Un appel à manifester mais pas seulement. Depuis ce lundi, une «semaine des résistances» ponctuée de débats se tient à Nantes avant un nouveau défilé «contre les violences policières» samedi après-midi. Un an après la manifestation anti-aéroport qui avait été émaillée de violences, le «collectif du 22 février 2015», à l’origine de la démarche, entend se mobiliser contre toutes « les violences d’Etat» et montrer sa solidarité aux habitants des ZAD, dont celle de Notre-Dame-des-Landes.

«Notre démarche a bien sûr un lien avec la question de l’aéroport mais elle va au-delà, assurent les organisateurs, qui réfutent l’appellation de «zadistes». Il y a un an, trois personnes ont perdu un œil à cause de tirs de Flash-Ball: un palier a été franchi en termes de violences policières.»

Se réapproprier la rue

Tous les soirs de la semaine, jusqu’à vendredi, des discussions autour de la situation des migrants, du monde carcéral ou encore de l’industrie des armes sont programmées dans différents lieux. Samedi après-midi, le départ de la manifestation est fixé au square Daviais, près de la place Commerce. «Le but est de nous réapproprier la rue et de ne pas se laisser intimider, assurent les organisateurs. Nous en appelons à la responsabilité de la préfecture.»

En novembre, la dernière manifestation nantaise «contre les violences policières» après la mort de Rémi Fraisse sur le site du barrage de Sivens, avait été le théâtre de violents affrontements.