Nantes: L'enseignant filmait et photographiait sous les jupes des filles

JUSTICE Un père de famille, professeur dans le second degré, a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour avoir photographié ou filmé sous des centaines de jupes...

F.B.

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L'homme, professeur dans le second degré, sévissait dans la rue, au supermarché ou sur son lieu de travail - ILLUSTRATIO
L'homme, professeur dans le second degré, sévissait dans la rue, au supermarché ou sur son lieu de travail - ILLUSTRATIO — FABRICE ELSNER/20MINUTES

Un enseignant de 50 ans a été condamné mercredi à trois mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pour avoir filmé ou photographié sous les jupes de dizaines de jeunes femmes. Le tribunal correctionnel de Nantes l'a reconnu coupable de violences avec préméditation, rapportent Presse Océan et Ouest-France.

Ce père de famille, professeur de sports dans le second degré, avait été interpellé le 24 octobre dernier après avoir été aperçu par le vigile d'un supermarché de Saint-Sébastien-sur-Loire en train de photographier sous la jupe d'une cliente avec son téléphone portable.

Des inconnues, mais pas que

Les enquêteurs ont découvert à son domicile, dans l'agglomération nantaise, des centaines de films et clichés similaires, stockés sur un ordinateur portable ou un disque dur. Des images qui n'auraient pas été diffusées.

Un grand nombre de femmes étaient des inconnues croisées dans la rue. Mais une collègue de travail et une lycéenne mineure comptaient aussi parmi les victimes. Seules ces dernières, ainsi que la cliente du supermarché, ont pu être identifiées.

«Pour pimenter ma vie sexuelle»

«Je vivais une période difficile dans mon couple. C'était seulement un jeu, un fantasme pour pimenter ma vie sexuelle. Ce qui me plaisait, c'était davantage l'adrénaline de réussir à prendre la photo que la photo elle-même», explique l'homme dans Ouest France.

Déjà suspendu par son établissement depuis le début de l'enquête, l'enseignant a également écopé d'une interdiction d'exercer son activité pendant six mois. Une obligation de soins a aussi été prononcée.