Loire-Atlantique: De nouveaux tests salivaires pour traquer les stupéfiants au volant

SECURITE ROUTIERE Les forces de l'ordre de Loire-Atlantique expérimentent depuis cette semaine les nouveaux kits salivaires servant à vérifier la consommation de drogue d'un conducteur... 

Frédéric Brenon

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Le commandant de gendarmerie Cousi présente les deux tests salivaires en expérimentation.
Le commandant de gendarmerie Cousi présente les deux tests salivaires en expérimentation. — F. Brenon / 20 MInutes

Un atout supplémentaire en matière de sécurité routière. Depuis la fin de semaine, les gendarmes et policiers de Loire-Atlantique sont équipés de nouveaux kits salivaires permettant de confirmer la consommation de stupéfiants. La Loire-Atlantique fait en effet partie des 11 départements retenus pour mener cette expérimentation nationale.

Concrètement, un conducteur peut se voir soumettre lors d'un contrôle routier un dépistage salivaire révélant la consommation de cannabis, héroïne, cocaïne ou amphétamines dans les 24 heures précédentes. Si le dépistage est positif, la personne sera conduite à l'hôpital pour une prise de sang de confirmation. Jusque-là rien ne change.

Objectif: remplacer la prise de sang 

La nouveauté, depuis quelques jours, c'est que le conducteur positif au dépistage se voit, en plus, proposer deux prélèvements salivaires expérimentaux destinés à remplacer, un jour, la prise de sang. Le premier s'utilise en frottant l'intérieur de la joue, le second se place sous la langue. Le résultat tombe au bout de dix minutes.

«L'expérimentation doit durer entre cinq et six mois, explique Cyrille Cousi, commandant de l'escadron départemental de sécurité routière. Un des deux tests salivaires sera ensuite choisi par l'Etat, en fonction de leur fiabilité. Ce serait un progrès considérable. Avoir recours au test salivaire plutôt qu'à la prise de sang pour confirmer le résultat fait gagner du temps puisqu'une prise de sang oblige une équipe à se déplacer puis à patienter à l'hôpital. C'est aussi une économie d'argent puisqu'il n'y a plus à réaliser d'analyses biologiques, ni à mobiliser de médecin.»

Le cannabis principalement concerné

Cette expérimentation s'inscrit dans un contexte où le nombre de conduites détectées sous l'emprise de stupéfiants (cannabis la plupart du temps) a fortement augmenté en Loire-Atlantique en 2014.

La vigilance sur cette problématique sera renforcée en 2015, prévient le préfet. Mais, compte tenu de l'intensification des contrôles et des nouveaux kits à disposition, les autorités s'attendent à ce que le nombre de dépistages positifs augmente mécaniquement fin 2015.