Nantes: La mairie lance la chasse aux économies

POLITIQUE Confrontée à une baisse très importante des dotations de l'Etat, la mairie de Nantes a décidé de se serrer la ceinture en 2015. Le budget de la communication sera notamment réduit de 10%...

Frédéric Brenon

— 

NANTES, 03/04/2014 Johanna ROLLAND, maire de Nantes
NANTES, 03/04/2014 Johanna ROLLAND, maire de Nantes — FABRICE ELSNER/20MINUTES

Le conseil municipal de Nantes se réunit vendredi pour une session un peu exceptionnelle. Il s’agira en effet de voter le premier budget du mandat de la maire Johanna Rolland. Et celui-ci sera marqué sous le signe de la rigueur. Confrontée à une baisse sans précédent des dotations de l’Etat, et ferme dans son engagement à ne pas augmenter les impôts locaux, la mairie a décidé de faire la chasse comme jamais aux économies dans ses dépenses de fonctionnement.

Le budget de la com' amputé

De multiples «efforts au quotidien» vont être ainsi imposés aux services cette année: frais d’affranchissement, frais d’impression, frais de carburant avec l’optimisation du parc de véhicules, dépenses énergétiques, rationalisation des achats par des commandes groupées, optimisation de l’occupation des locaux...

Le budget consacré aux vœux a déjà été réduit de 40 % (70.000 euros économisés). Celui consacré à la communication baissera de 10 % et permettra d’économiser 200.000 euros. Les magazines territoriaux ne devraient pas être menacés, mais «peut-être qu'il faudra faire moins de dépliants», explique-t-on dans l'entourage du maire. «Avec la révolution du numérique, il y a des marges de manœuvre pour communiquer différemment», suggère Mathieu Baradeau, directeur de la communication à la ville.

Pas touche aux associations

«En multipliant les efforts, on peut réussir à faire des économies significatives sans fermer une crèche ou une mairie annexe», assure Pascal Bolo, premier adjoint au maire. La masse salariale de la ville va croître de 2 %, essentiellement  en raison de relèvements de salaires obligatoires.

Les subventions versées aux associations, elles, ne bougeront pas (32,8 millions d'euros en 2015). «Il n’est pas question d’y toucher. Leur travail est fondamental pour les Nantais, a fortiori en période de crise», défend Pascal Bolo. Une vigilance accrue sera tout de même portée sur les projets subventionnés, en particulier vis-à-vis des grosses associations.

«De petites économies»

«Il y a certes des efforts, mais toutes ces mesures sur lesquelles la majorité communique ne sont que de petites économies au regard des enjeux, relativise Marc Reneaume, élu d’opposition (sans étiquette). Il manque une vraie ligne politique de rupture. Car, au final, la chute des recettes de la ville est bien plus rapide que la baisse des dépenses.»