FC Nantes: «Ça me change de mon arrivée en Clio au stade de Carquefou», rigole Cissokho

FOOTBALL A leur arrivée au stade de la Beaujoire, les Canaris descendent du bus et sont acclamés par leurs supporters. Cette pratique, qui dure depuis un an et demi, plaît aux joueurs... 

David Phelippeau

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Jordan Veretout arrive au stade de la Beaujoire.
Jordan Veretout arrive au stade de la Beaujoire. — Pierre Minier / Ouest Médias / SIPA

Au PSG, le tapis est rouge, au FC Nantes, on a choisi une couleur plus locale: le vert. Depuis son retour parmi l’élite (été 2013), les jours de match, les Canaris arrivent une grosse heure et demie avant le coup d’envoi sous les hourras de leurs supporters. Le bus se gare à côté de la boutique officielle du stade, membres du staff et joueurs en descendent les uns après les autres. Débute alors, pour eux, une longue ligne droite sur un tapis vert quasiment jusqu’à la pelouse.

Une idée de Waldemar Kita

Sans aucun doute inspiré par le PSG, c’est le président Waldemar Kita qui a eu l’idée de cette arrivée festive. «La première fois, pour la venue de Bastia, il y avait une grosse ferveur, se souvient Franck, son fils. Contre Paris, quelques semaines après, un dimanche soir, c’était noir de monde!» En attendant, les joueurs apprécient. «Le fait que les gens soient là 1 h 45 avant le début du match, ça montre la ferveur et c’est motivant, estime le deuxième gardien de but Maxime Dupé. Ça peut mettre les frissons.»

Der Zakarian fait monter les décibels

Chaque supporter a ses chouchous. On se souvient que la saison dernière, la descente du bus de Djordjevic faisait monter d’un cran les décibels. «Mais à l’applaudimètre, c’est  le coach (Der Zakarian) qui gagne, sourit le défenseur Issa Cissokho. Ça me change de mon arrivée au stade de Carquefou avec ma Clio...» «Avant le derby face à Rennes cette saison, les gens n’étaient pas loin de se battre pour être au premier rang», en rigole l’attaquant Johan Audel, qui la première fois, a été interloqué par le nombre de gens présents. «Ils nous interpellent, nous motivent, poursuit le capitaine Olivier Veigneau. Ça fait vraiment chaud au cœur. Qu’il soit tard ou qu’il fasse mauvais temps, ils sont toujours là! C’est une bonne initiative des dirigeants.»

Cette pratique n’était pas forcément destinée à être pérennisée à l’origine mais compte tenu du succès et des résultats sportifs qui ont suivi, elle est devenue un moment incontournable de la soirée des Canaris...