FC Nantes: «On a fait illusion dans le jeu», regrette Michel Der Zakarian

INTERVIEW Le coach du FC Nantes n’a pas aimé la prestation (0-4) de sa formation (9e de L1) giflée à Montpellier, samedi soir…

David Phelippeau

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NANTES, le 25/09/2013 Michel DER ZAKARIAN entraineur du FCN lors du match contre Nice
NANTES, le 25/09/2013 Michel DER ZAKARIAN entraineur du FCN lors du match contre Nice — FABRICE ELSNER/20MINUTES

C’est la plus lourde défaite depuis le début de la saison. Samedi soir, les Canaris ont été giflés (0-4) à Montpellier. Menés très vite, les joueurs de Michel Der Zakarian ont touché deux fois le poteau mais ont craqué à trois reprises ensuite à cause d’erreurs individuelles...

Quelle analyse faites-vous de ce revers?

On a commis trop d’erreurs défensives que ce soit individuellement ou collectivement. Sur le deuxième but, on défend très mal. Sur le troisième, c’est un cadeau. Le premier, c’est un centre manqué qui finit dans le but. Sur le  quatrième, on doit jouer plus long et on perd le ballon aux abords de nos 16 mètres. On a été inoffensifs. On a eu le ballon mais dans les trente-cinq derniers mètres, c’est toujours le même constat, on a du mal à jouer juste et à bien combiner.

Mardi soir, contre Lyon, en Coupe de la Ligue, vous vous étiez créé beaucoup d’occasions avec les mêmes joueurs...

Mais, contre Lyon, on a joué le contre. Quand on a un bloc d’équipe devant nous, on a du mal à faire les combinaisons et à mettre de la vitesse. Samedi, on a été très poreux derrière, et devant, on n’a rien fait.

Est-ce encore plus dur pour vous d’en prendre 4 dans un club qui vous tient à cœur?

A Montpellier ou ailleurs, quand tu en prends quatre, tu n’as pas envie de rigoler et tu as la tête à l’envers.

En fin de match (73e minute), vous avez décidé de sortir votre capitaine Olivier Veigneau, coupable sur le deuxième but. C’est un geste fort?

Il était cramé, il n’était pas dans son assiette. C’est un geste fort comme quand tu sors un autre joueur. Quand un mec n’est pas performant, c’est comme ça!

Paradoxalement, vous avez été bons dans la tenue du ballon au milieu du terrain...

Mais on a fait illusion. On joue, on joue mais on est inefficaces. Quand on arrive dans les 35 mètres adverses, il ne se passe rien.