FC Nantes: «Des gens réapparaissent des années plus tard»

INTERVIEW Après son triplé en Coupe de France contre Lyon, mardi soir, le milieu de terrain nantais se confie...

David Phelippeau

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Le milieu de terrain nantais Vincent Bessat.
Le milieu de terrain nantais Vincent Bessat. — Pierre Minier / Ouest Médias / SIPA

Grâce à son triplé historique, Vincent Bessat a offert la qualification (3-2) au FC Nantes face à Lyon en Coupe de France, mardi soir. Grande joie, petit esprit de revanche, fierté... Beaucoup de sentiments semblent traverser l’esprit du milieu de terrain nantais, qui sera en fin de contrat en juin et qui semble-t-il ne fait pas partie des priorités des dirigeants pour l’avenir à long terme.

Si on vous avait dit que vous marqueriez trois buts avant le match...

C’est certain, je ne suis pas un buteur. Ça m’a souri face mon club de cœur  [il est né à Lyon]. Je vais garder ce match en tête à vie.

A quoi avez-vous pensé sur le 3e but?

J’ai pensé à ma fille et à tous ceux qui me soutiennent depuis des mois car j’ai une saison un peu compliquée. J’ai donné une bonne réponse sur le terrain. Je fais du mieux possible quand on me donne du temps de jeu.

Vous voulez prolonger ici?

Je suis bien ici. Ma famille s’y sent bien. J’ai acheté ma maison ici. Le club se reconstruit et dans très peu de temps, il pourra jouer l’Europe. J’espère pouvoir faire partie de cette aventure.

Avez-vous reçu beaucoup de messages depuis cet exploit?

On a dépassé la centaine... Et ça continue ce matin (mercredi). Il y a ceux qui sont là quand ça ne va pas et ceux qui, quand tu marques un triplé, réapparaissent des années plus tard. Mais, tout ça fait plaisir quand même.

Est-ce que si vous ne mettez pas les deux premiers buts, vous tentez cette reprise de volée sur le 3e?

Si je ne mets pas les deux premiers, je sors à la 65e… (rires) Oui, je l’aurais tenté quand même.  Je suis dans un état d’esprit dans lequel je me lâche. Le coach nous dit d’aller au bout des choses et d’y aller sans regret.

Est-ce vrai qu'à la 75e minute, vous avez craint de sortir?

Oui, quand j’ai vu le numéro 8 affiché, j’ai cru que c’était pour moi. Mais en fait c’était pour le joueur de Lyon (Mvuemba)

Vous vous êtes chambré sur Eurosport avec le président Kita à la fin du match?

Un petit peu… Apparemment, je ne joue pas car je ne suis pas bon. A moi de faire plus encore.