Ségolène Royal a cherché lundi à Nantes à faire renaître l'espoir de changement porté par François Mitterrand, en souhaitant "une alternance d'aussi grande ampleur" qu'en 1981, une façon de marquer sa différence avec le candidat centriste François Bayrou.
Ségolène Royal a cherché lundi à Nantes à faire renaître l'espoir de changement porté par François Mitterrand, en souhaitant "une alternance d'aussi grande ampleur" qu'en 1981, une façon de marquer sa différence avec le candidat centriste François Bayrou. — Eric Feferberg AFP

PRESIDENTIELLE

Le «serment» de Ségolène Royal

A Nantes, elle promet de «rester libre»…

«Bonjour Nantes, bonjour la France présidente!». Devant 9.000 sympathisants, Ségolène Royal a détaillé lundi soir, au Zénith de Nantes, les grandes lignes de sa «réforme des institutions».

«Je sais bien que ce n'est pas la préoccupation première des Français et des Françaises, mais je veux les convaincre du contraire», prévient d'emblée la candidate socialiste à l'élection présidentielle. «La réforme des institutions n'est pas un objectif en soi, c'est un objectif au service de l'efficacité de la politique.»

«je resterai une femme libre et solide»

Ségolène Royal énumère ainsi un à un les «piliers» de cette réforme. Parmi eux, figure la promotion du «syndicalisme de masse». «Nous allons lancer un «chèque syndical», pour encourager l'adhésion aux organisations syndicales», annonce-t-elle sur la scène.

La présidente de Poitou-Charentes annonce aussi, pêle-mêle, que «le cumul des mandats ne sera plus possible». Et que «le Parlement sera informé, en toute transparence, des ventes d'armes». Pour sa part, l'article 49.3, qui permet à un gouvernement de forcer l'adoption d'un texte de loi par les parlementaires, sera lui «supprimé».

«Je fais le serment, qui sera le serment de Nantes, que je resterai une femme libre et solide», clame, solennelle, Ségolène Royal. «C'est vous qui m'avez portée, c'est vous qui m'avez encouragée, c'est vous qui m'avez faite. C'est à vous, peuple de France, que j'aurai à rendre des comptes. Je le ferai régulièrement, pour rendre compte du pouvoir que vous m'avez déposé - et non donné.»

A Nantes, Guillaume Frouin