FC Nantes: «C'est sûr, je ne suis pas un buteur...», en rigole encore Vincent Bessat

FOOTBALL Le milieu de terrain nantais, auteur de trois buts, a éliminé (3-2) à lui seul l'Olympique Lyonnais, ce mardi soir, en 16e de finale de la Coupe de France...

David Phelippeau
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Vincent Bessat vient de marquer son troisième but, celui de la qualification du FC Nantes.
Vincent Bessat vient de marquer son troisième but, celui de la qualification du FC Nantes. — Pierre Minier / Ouest Médias / SIPA

C'est une drôle d'histoire. Vincent Bessat, natif de Lyon, a permis au FC Nantes, ce mardi soir, d'éliminer de la Coupe de France l'Olympique Lyonnais, leader du championnat et épouvantail du football français depuis près de deux mois. Le milieu de terrain, très rarement scoreur (un but en L1 depuis un an et demi) a inscrit un triplé. Contre «son club de coeur», celui, qui quand il était gamin l'a retoqué de son centre de formation. «On était plus de cent gamins à être testés, comme beaucoup, j'ai été recalé», raconte-t-il à l'issue de ce match au scénario fou. Vincent Bessat avait alors rejoint à l'époque le centre de formation de Toulouse.

Le FCN ne veut plus de lui

Ce mardi soir, il a presque pris une petite revanche personnelle. Bessat ne prononcera pas ce terme, mais il a dû y penser fortement. Comme il a aussi dû songer à sa situation personnelle à Nantes qui n'est pas simple. Vincent Bessat, Canari depuis 2011, arrive en fin de contrat en juin prochain.

Comme il l'a expliqué récemment à nos confrères de France 3, il veut deux ans de plus et une augmentation de salaire. La direction du FCN, peu encline à le conserver, lui propose un an de plus. «Je suis bien ici, ça fait des années que je suis là», a dit, sobrement, le milieu de terrain lorsqu'il a été interrogé sur son avenir après ce triplé. Pas un mot de travers sur la direction. Bessat refuse le terme de «pied de nez», soufflé par un de nos confrères. Il lâche seulement: «Quand tu ne joues, tu dois montrer que tu n'as rien à faire sur le banc.» 

Pensée à sa fille

L'émotion affleure à l'évocation de ce triplé complètement improbable. «C'est sûr, je ne suis pas un buteur. C'est un souvenir à vie. Sur le troisième but, j'ai pensé à ma fille et à tous ceux qui me soutiennent car je vis une saison compliquée.» Une saison peut-être compliquée mais qui aura été marquée par sans doute ce qui restera le match de sa vie.