Nantes: «On m'a jeté, pire qu'un mouchoir», regrette l'ex-gardien du HBCN Marouène Maggaiz

HANDBALL Ce mardi, dans Ouest-France, le gardien de but Marouène Maggaiz, qui a été prêté dans un club tunisien cet été, tire à boulets rouges sur certains dirigeants du HBC Nantes...

David Phelippeau
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Le gardien de but tunisien Marouène Maggaiz.
Le gardien de but tunisien Marouène Maggaiz. — F. Elsner / 20minutes

Il n'a pas pris de pincettes. Marouène Maggaiz, gardien de but au HBC Nantes de 2008 à 2014, n'a pas loupé ses anciens dirigeants, ce mardi, dans les colonnes de Ouest-France. Alors qu'il est lié ave le club nantais jusqu'en 2016, le Tunisien, qui joue le Mondial en ce moment au Qatar, a été prêté (pour un an) l'été dernier au club de l'Espérance de Tunis. En clair, Maggaiz a été poussé vers la sortie car ses prestations la saison dernière étaient jugées insuffisantes en interne...

Au HBCN, on ne veut plus de lui

«Le président Gaël Pelletier et Patrice Lignières (son conseiller sportif) ont tout fait pour que je parte. Et moi, j'ai fini par tomber dans le piège.» Il raconte ce qu'il se serait passé quand, cet été, il a eu une piste avec un club au Qatar. «Il s'agissait de me libérer de mon contrat durant un an. Là, Patrice Lignières voulait à tout prix me faire signer un papier. Un jour, il a dû m'appeler cent fois! Moi, je n'avais pas l'intention de lui envoyer avant un accord définitif avec les Qatariens, mais j'ai cédé... Quand je le rappelle pour lui annoncer que les tractations ont finalement échoué et que je vais rester à Nantes, il me répond: c'est trop tard, tu peux revenir t'entraîner mais tu ne joueras pas et tu ne seras pas payé.»

Avec le HBCN, c'est la guerre

Il poursuit dans Ouest-France: «J'ai tout perdu: mes droits pour la nationalité, le chômage et surtout mon temps. On m'a jeté, pire qu'un mouchoir! [...] Avec le HBCN, c'est la guerre. [...] Pour figurer dans l'entourage présidentiel, il faut être malin et pas très honnête...» Maggaiz affirme donc qu'il va revenir à Nantes puisqu'il lui reste encore une année de contrat.

Gaël Pelletier, le président du HBC Nantes, contacté ce mardi matin à deux reprises, ne nous a pas rappelé.