ENQUÊTE JUDICIAIRE

L'ADN du principal suspect ne parle pas

ucune trace de l'ADN du principal suspect dans le meurtre de Sophie Gravaud n'a été retrouvée sur...

Aucune trace de l'ADN du principal suspect dans le meurtre de Sophie Gravaud n'a été retrouvée sur le sous-vêtement de la jeune femme. Celui-ci avait été découvert mercredi soir près du périph ouest de Nantes. Les investigations vont donc se poursuivre pour savoir à qui appartient le sperme retrouvé dessus.Aucun élément n'a par ailleurs filtré sur les résultats de l'autopsie, qui devaient être communiqués hier par le parquet. En attendant, les parents de Sophie se sont constitués hier partie civile. Ils devaient rencontrer le juge d'instruction en fin d'après-midi.Leur drame n'est pas sans rappeler celui qu'ont vécu les parents d'Alice Beaupère. En juin 2002, cette ado de 15 ans avait été tuée à Saint-Sébastien par un jeune voisin, qui s'était dit un temps « fasciné par le film Scream ». « Il est important de ne pas garder de leur fille l'image figée de ses derniers instants, mais plutôt de repenser à tout ce qu'elle a fait avant », insiste sa mère, Marie-Noëlle Beaupère. « Quand un crime aussi insensé arrive, il est humain et naturel d'exprimer son ras-le-bol », poursuit-elle, « mais il ne faut pas sombrer dans la violence et la haine. Toute vengeance est inutile : la justice va se charger de la sanction, au nom de la société entière. » « Le rétablissement de la peine de mort, comme le réclament certains, ne réglerait rien », ajoute son mari Guy, qui a pris la parole samedi lors de la « marche silencieuse ». « Je ne suis même pas sûr que Sophie l'aurait souhaitée pour son agresseur. »

association Une association « Alice Beaupère contre la violence et pour le respect de la vie » a été créée après le meurtre de la jeune fille. Des éducateurs et des psychologues interviennent pour elle dans les écoles de la région sur le thème « vivre ensemble ».