Parole à la défense au procès de pédophilie

JUSTICE Ils ont trois jours pour renverser la vapeur. Les avocats de la défense ont débuté hier leurs plaidoiries, dans le procès...

G. F.

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Ouverture du procès en appel, le 2 février, à Nantes.
Ouverture du procès en appel, le 2 février, à Nantes. — J-S. EVRARD / 20 MINUTES

Ils ont trois jours pour renverser la vapeur. Les avocats de la défense ont débuté hier leurs plaidoiries, dans le procès en appel de l'affaire de pédophilie d'Angers. Ils se sont notamment attachés à mettre en cause les institutions, coupables, selon eux, d'avoir tardé à se rendre compte du problème. « Sur vingt-trois familles impliquées, vingt et une faisaient l'objet à l'époque de mesures sociales et judiciaires, relève Me Pascal Rouiller. Je ne comprends pas comment, de 1999 à 2002, une telle armée d'intervenants médicaux, sociaux et judiciaires ont pu passer à côté d'une telle monstruosité. »« Vous devrez envisager une atténuation générale et objective des responsabilités », a clamé de son côté Me Patrick Descamps. Selon lui, des « costards-cravate » ont également profité du proxénétisme des enfants, « pour quelques billets ». Leur existence, évoquée par plusieurs accusés, n'a toutefois jusque-là jamais été prouvée. « La procédure a été disjointe, et une instruction est toujours en cours sur le sujet à Angers », affirme Patrick Descamps. Le délibéré du procès aura lieu jeudi et vendredi.