Pays de la Loire: Bruno Retailleau candidat de la droite aux régionales

POLITIQUE Le sénateur UMP a annoncé ce mardi après-midi sa candidature aux prochaines élections régionales et son départ du conseil général de Vendée...

Frédéric Brenon

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Bruno Retailleau a succédé à Philippe de Villiers, en 2010, à la tête du conseil général de Vendée.
Bruno Retailleau a succédé à Philippe de Villiers, en 2010, à la tête du conseil général de Vendée. — Frank Perry afp.com

Le candidat de la droite aux prochaines élections régionales en Pays de la Loire est désormais connu. Bruno Retailleau, sénateur UMP depuis 2004 et président du conseil général de Vendée depuis 2010, s'est déclaré officiellement ce mardi après-midi lors d'une conférence de presse à Nantes. Agé de 54 ans, cet ex-proche de Philippe de Villiers tentera en décembre de faire basculer une région acquise par la gauche il y a dix ans.

Les Pays de la Loire plutôt que la Vendée

«J'ai eu un certain nombre d'appels du pied. J'ai constaté que les conditions étaient réunies. Pour autant, ma candidature n'a pas été une décision facile à prendre», explique Bruno Retailleau qui, par la même occasion, révèle qu'il renonce à briguer sa propre succession lors des élections départementales en Vendée en mars. «Je ne me voyais pas me présenter en Vendée et dire « tchao » dans quelques semaines. C'est une question d'éthique. Je sais que je prends un risque. C'est la preuve de ma détermination au service des Pays de la Loire», justifie celui qui affirme avoir reçu le soutien de Nicolas Sarkozy et François Fillon.

Deux priorités pour la région

Pour réussir sa mission, Bruno Retailleau s'est fixé deux priorités: la «bataille contre le chômage, le cancer n°1» et la «reconquête de l'influence» des Pays de la Loire.

«La région doit peser davantage: trop de décisions passent par Paris, estime-t-il. Les Pays de la Loire ne peuvent pas être une zone tampon entre la Bretagne de Jean-Yves Le Drian [ministre de la Défense] et le Poitou-Charentes d'une autre dame [Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie].»

L'union avec le centre, une «exigence»

Le président du groupe UMP au Sénat, qui a par ailleurs confirmé son soutien au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et à la réalisation d'un nouveau franchissement de Loire, souhaite être le candidat de l'union avec le centre (UDI en particulier). «On ne peut pas reconquérir les Pays de la Loire sans une liste d'union. C'est une condition et une exigence», insiste-il.

«On attendait une candidature forte. Bruno Retailleau répond à cette exigence, se félicite François Pinte, conseiller régional UMP. Il a une forte notoriété, une capacité de mobilisation importante. C'est une formidable espérance pour les sympathisants. Tout le monde comprend qu'on peut regagner la région Pays de la Loire avec cette candidature.»