FC Nantes: Le Top 6 des déclarations depuis une grosse décennie

FOOTBALL «20 Minutes» a sélectionné six phrases fortes prononcées au FC Nantes depuis le début des années 2000…

David Phelippeau

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L'ancien gardien de but du FC Nantes Mickaël Landreau.
L'ancien gardien de but du FC Nantes Mickaël Landreau. — EVRARD JS/SIPA

C’était il y a un peu plus de dix ans. Le 28 décembre 2004, le gardien de but du FC Nantes et capitaine Mickaël Landreau tire à boulets rouges dans France Football sur son président de l’époque Jean-Luc Gripond, qu’il accuse d’avoir opéré «une démolition en règle» du FCN et vise son entraîneur Loïc Amisse à qui il reproche d’être «totalement sous la coupe du président». Des déclarations incendiaires qui précipiteront quelques jours plus tard le licenciement du coach Amisse… Depuis plus de dix ans, Landreau n’a pas été le seul à «l’ouvrir» au FC Nantes. Déclarations tapageuses, fracassantes, grossières, provocatrices, mythiques, déplacées, surréalistes… 20 Minutes a sélectionné six phrases ou expressions fortes.

1) Jean-Luc Gripond et le «Manchester à la française»

Lorsqu’il débarque à la Jonelière en septembre 2001, le président Jean-Luc Gripond (nommé par la Socpresse, le groupe de presse qui rachète le FCN) annonce qu’il veut faire de Nantes «un Manchester à la française». Quelques mois après son arrivée, Gripond coupe la tête du coach Raynald Denoueix, au club depuis une trentaine d’années… Les résultats du club iront de mal en pis sous sa présidence. Il sera écarté en juin 2005.

 

L'ancien président du FC Nantes Jean-Luc Gripond en janvier 2005. - FRANK PERRY / AFP

 

2) Loïc Amisse voit du «Cissé et Trézéguet» chez Bratu

Juillet 2004, l’attaquant roumain Florin Bratu débarque à Nantes. Lors de sa présentation officielle, l’entraîneur Loïc Amisse le présente comme «un mélange de Cissé et Trézéguet». En réalité, Amisse ne connaissait guère le joueur et il se murmure qu’on lui avait dit de dire ça… Bratu restera trois ans à Nantes, jouera treize matchs et marquera… deux buts!

 

Loïc Amisse, entraîneur du FCN, en décembre 2004. - FRANK PERRY / AFP

3) Frédéric Da Rocha et «les légendes»

En mai 2005, le FC Nantes obtient un maintien miraculeux en Ligue 1. Dans l’excitation et dans un excès de lyrisme, le milieu de terrain Frédéric Da Rocha lâche cette phrase restée célèbre: « Les légendes ne meurent jamais!» Le joueur emblématique du FCN quittera en 2009 la Jonelière… sur une relégation en L2.

4) Kita et son «amour» pour les coachs

Le 19 mai 2008, le président Waldemar Kita convie la presse à une conférence de presse. Le FC Nantes, sous la houlette de Michel Der Zakarian, vient de valider son ticket pour la Ligue 1, un an après l’avoir quittée. Kita déclare: «Je pense que les entraîneurs ne savent pas gérer les hommes. [...] Je suis surpris par la faiblesse d’analyse de certains coachs à la fin des matchs.» Puis, il livre cette phrase restée dans les mémoires: «De toute façon, je pense que je n’aurai jamais confiance en un coach!» Quelques mois plus tard, Der Zakarian (son entraîneur actuel) sera débarqué.

 

Le président du FC Nantes Waldemar Kita. - F.Elsner / 20 Minutes

5) Pascal Praud et les «Choristes»

En 2008, le directeur général délégué du FC Nantes Pascal Praud déclare maladroitement à propos du FC Nantes que «le temps d’Amélie Poulain, des Choristes et de radio Nostalgie, c’est fini!» Avec cette phrase, il se met à dos tous les anciens et beaucoup de supporters du club. Quelques années plus tard, Praud, qui quittera le FCN en 2010, finira par reconnaître sa maladresse.

L'ancien dirigeant du FC Nantes Pascal Praud en 2008. - EVRARD JS/SIPA

6) Gilles Favard et son fameux «baobab»

En janvier 2011, le jeune Canari Lionel Carole (20 ans) annonce qu’il s’est engagé pour cinq saisons avec le Benfica. Gilles Favard, alors conseiller du président Kita, se lâche complètement dans nos colonnes: «On l’a sorti de la m... On en a fait un joueur de foot. Il nous a baladés avec son agent. Il a pris sa décision, qu’il se casse. Ce n’est pas non plus Roberto Carlos! Ce n’est pas un doigt dans le c... qu’il nous met, c’est un baobab!» Un mois plus tard, Gilles Favard sera remercié.

Gilles Favard, en août 2010, à la Jonelière. - F. Elsner / 20 minutes