Le HBC Nantes s’attend à une défaite XXL face au PSG ce jeudi soir

HANDBALL Les Nantais seront diminués pour affronter le deuxième du championnat et ses stars...

Charles Guyard
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Robert Gunnarson, joueur islandais du PSG, lors d'un match contre le HBC Nantes le 14 mars 2013.
Robert Gunnarson, joueur islandais du PSG, lors d'un match contre le HBC Nantes le 14 mars 2013. — FABRICE ELSNER/20MINUTES

Au HBC Nantes, depuis le début de la semaine, on a réduit le vocabulaire à une poignée de mots qui font régner comme un brin de folie au-dessus de la Cité des Ducs. «Exploit», «exceptionnel» et «extraordinaire» sont effectivement en tête du hit-parade, mais attention, pas de méprise! Si le superlatif est de rigueur, ce n’est pas pour évoquer le record d’affluence pour un match en salle de championnat, tout sport confondu en France, qui sera battu ce jeudi soir dans un hall XXL du Parc des expos de la Beaujoire plein à craquer (10.753 billets vendus), mais pour qualifier ce que serait une victoire des locaux (4e de D1) sur le PSG (2e) dans le cadre de la14e journée.

De là à dire qu’on sent la défaite à plein nez avant même d’avoir tâté le ballon, il n’y a qu’un pas… que l’entraîneur nantais Thierry Anti s’embarrasse à peine d’effectuer. «On va essayer de faire quelque chose, annonce le coach. A chaque fois on nous demande de faire l’exploit mais là, ça sera difficile, avec les absents (dont Maqueda), même si le fait d’avoir gagné chez eux en Coupe de la Ligue (25-24) reste une bonne chose.»

La victoire en 2013 est à oublier

A oublier, donc, le début de saison étincelant du H, sa lutte en tête de tableau avec Montpellier et, surtout, l’énorme victoire face aux Parisiens décrochée un an plus tôt dans des conditions similaires (30-26). Cette fois Nantes débarque amoindri, avec une faculté à quasiment se saborder dans ses fins de match. Conséquence, l’ex Parisien Nicolas Claire et ses partenaires ont laissé filer des points en route (Nîmes, Dunkerque, Toulouse,…).

Au plan comptable, ils s’apprêtent donc à boucler 2014 sur un total de 16 unités auxquelles leur entraîneur aurait aimé en ajouter «une voire deux» de plus contre Paris. «Un bonus» histoire de passer l’hiver au chaud. Mais au moment d’affronter le numéro deux de la LNH, c’est visiblement au Père Noël qu’il aurait fallu s’adresser. A moins d’un «exploit»…