Le projet du nouveau « France » bientôt réalité

Croisière Le projet de reconstruire le célèbre paquebot des chantiers de Saint-Nazaire se précise...

David Prochasson

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Le nouveau paquebot France conserve un profil élancé et deux cheminées rouge et noir.
Le nouveau paquebot France conserve un profil élancé et deux cheminées rouge et noir. — Nouveau paquebot France

Une nouvelle étape a été franchie dans l’espoir de reconstruire le paquebot France, cette fierté des chantiers navals de Saint-Nazaire, démantelée en Inde en 2009. Didier Spade, l’armateur à l’origine de cette initiative folle, vient de l’annoncer: quatre ans après son lancement, le projet est en cours de finalisation et sa construction, prévue dans les cales des Chantiers STX à Saint-Nazaire, pourrait démarrer dès 2016 pour une mise à l’eau en 2018.

Un paquebot modernisé

Le paquebot ne sera pas reconstruit à l’identique. S’il conserve un profil élancé et ses deux cheminées rouge et noir, il sera largement modernisé pour toucher une clientèle aisée. Une tyrolienne survolera une palmeraie de 1500 m2. Plusieurs restaurants gérés en partenariat avec le chef Alain Ducasse mais aussi des salons et des bars prendront place au sommet de la cheminée avant. Une école de cuisine et un centre de thalassothérapie seront également disponibles à bord.

 

Image de synthèse du paquebot France vue du dessus - Nouveau paquebot France

Ambassadeur de la France

Pour des raisons de rentabilité, un second pont a été ajouté au projet initial. Il permettra d’embarquer 800 passagers dans près de 400 cabines. Loin des capacités des géants des mers qui dominent aujourd’hui le marché de la croisière. «On ne lutte pas contre les grands paquebots, assure Didier Spade, par ailleurs PDG de Seine Alliance. Notre objectif est de jouer le rôle d’ambassadeur des talents de la France, de miser sur la french touch, en proposant une prestation exceptionnelle.»

Un marché en pleine croissance

Passionné de paquebots, l’armateur, dont la famille était décorateur de paquebot depuis deux générations, est confiant quant à l’avenir de son projet. «Le marché de la croisière explose mais pour le moment sans la France et sans le France. Il y a un créneau à prendre.» Le navire, qui arborera pavillon français, mesurera 260 mètres de long (316 pour son prédécesseur) et 32 de large. Plus de cinquante ans après l’inauguration de ce fleuron de l’industrie nazairienne, l’espoir de voir à nouveau ce navire sillonner les mers du monde se précise plus que jamais.

Financement

L’opération devrait coûter près de 450 millions d’euros. Si le premier investisseur sera français, des sociétés américaines et asiatiques participeront au financement dont le bouclage est prévu pour fin 2015.