L'agglo traque les pesticides

ENVIRONNEMENT Objectif zéro phyto. D'ici à cet été, près de 200 panneaux vont pousser dans l'agglomération, aux abords...

Guillaume Frouin

— 

Objectif zéro phyto. D'ici à cet été, près de 200 panneaux vont pousser dans l'agglomération, aux abords des sites où le désherbage chimique a été abandonné. Une façon de rendre plus visible la politique mise en oeuvre depuis le début de l'année, comme s'y était engagée Nantes métropole en février 2006 dans son Agenda 21 en faveur du développement durable.Aux Sorinières par exemple, la quantité d'herbicides a été diminuée de moitié en deux ans. « Certaines essences de plantes sont complètement revenues, se réjouit Marie-Christine Rabillé, la première adjointe au maire. Et il n'y a plus de poissons morts qui flottent à la surface du plan d'eau de la Filée. » Au milieu des parterres de roses, des copeaux de bois sont étalés, « pour empêcher les mauvaises herbes de pousser et garder le frais », explique un agent du service des espaces verts. La mesure permet ainsi, au passage, de faire des économies d'eau.Reste que « les derniers litres d'herbicides vont être difficiles à éradiquer », convient Benoît Eveillé, chef du plan de lutte contre les pesticides à Nantes métropole. « A Brest, par exemple, ils sont parvenus à réduire leur consommation de 85 %, mais ils peinent à aller plus loin. Certains endroits, comme les cimetières, sont difficiles à désherber d'une autre manière. » « Il faut que les architectes-urbanistes intègrent dans leurs projets l'entretien des bâtiments », est convaincue à ce sujet Françoise Verchère, maire (divers gauche) de Bouguenais.

regard Nantes métropole veut également « changer le regard » des habitants sur les « mauvaises » herbes. « Si on en laisse pousser, ce n'est pas par négligence, mais par volonté », insiste Ronan Dantec, vice-président Nantes métropole chargé de l'Environnement.