Nantes: Jusqu'à deux mois ferme pour des violences lors de la manifestation en hommage à Rémi Fraisse

JUSTICE Deux prévenus ont été condamnés à deux mois de prison ferme et quatre mois d'emprisonnement avec sursis, à la suite de la manifestation du 22 novembre...

20 Minutes avec AFP
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Manifestation en hommage a Remi Fraisse mort sur le site du barrage de Sivens dans le Tarn et contre les violences policieres. Nantes le 22 11 2014.

Demonstration against police violence and in memory of Remi Fraisse, an environmental activist killed in clashes between security forces and protesters of the Sivens dam project. Nantes Western France 22 11 2014./SALOM-GOMIS_1916.16/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1411221928
Manifestation en hommage a Remi Fraisse mort sur le site du barrage de Sivens dans le Tarn et contre les violences policieres. Nantes le 22 11 2014. Demonstration against police violence and in memory of Remi Fraisse, an environmental activist killed in clashes between security forces and protesters of the Sivens dam project. Nantes Western France 22 11 2014./SALOM-GOMIS_1916.16/Credit:SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA/1411221928 — SIPA

Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné, lundi, deux prévenus à deux mois de prison ferme et quatre mois d'emprisonnement avec sursis pour des violences ou dégradations commises lors d'une manifestation contre les «violences policières», le 22 novembre.

Une peine de deux mois de prison ferme a été prononcée à l'encontre d'une femme de 35 ans, déjà condamnée pour des violences, reconnue coupable d'avoir lancé une pierre sur les forces de l'ordre et d'outrages, conformément aux réquisitions du ministère public.

Un homme de 19 ans, qui était jugé pour avoir volontairement dégradé la vitrine d'une agence bancaire, et pour rébellion et outrages, a été condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis. Le parquet avait requis à son encontre six mois de prison avec sursis et une obligation de 105 heures de travail d'intérêt général.

Sept autres personnes jugées en décembre

Un troisième prévenu, âgé de 23 ans, a quant à lui été relaxé des faits de violences volontaires et de participation à un attroupement avec arme et le visage dissimulé, faute d'éléments de preuve suffisants. Une peine de trois mois de prison avec sursis avait été requise à son encontre.

Leur procès, qui devait se tenir le 24 novembre dans le cadre d'une comparution immédiate, avait été renvoyé en raison du mouvement de grève des avocats. Sept autres personnes interpellées lors de cette manifestation, qui avait réuni 1.200 personnes selon les autorités, doivent être jugées devant le tribunal correctionnel dans le courant du mois de décembre.