Nantes: Les entreprises de la propreté passent aux horaires de journée

SOCIETE Le secteur du nettoyage poursuit sa mutation: treize nouvelles entreprises de l’agglomération nantaise ont signé une charte...

David Prochasson

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Illustration agent de ménage
Illustration agent de ménage — Fédération des entreprises de propreté

La route est encore longue mais les premiers résultats sont encourageants. Ce mercredi, treize nouvelles entreprises de l’agglomération nantaise ont signé la charte selon laquelle elles s’engagent à limiter les horaires décalés des agents de propreté.

Une révolution amorcée en 2009 à l’initiative de la Maison de l’emploi de la métropole nantaise et de la Fédération des entreprises de propreté Ouest (FEP). Et qui essaime dans d’autres villes: Rennes en 2012, Caen cette semaine et bientôt, peut-être, Marseille et Poitiers.

Encore des efforts à faire

Au lieu d’intervenir hors des heures de bureau, les agents font le ménage au côté des employés du donneur d’ordre. Et tout le monde y gagne. «C’est que du bonheur, s’enthousiasme Sylvie Texier, agent de nettoyage à Neotech. On récupère du sommeil et ça change la vie sociale.»

En plein essor, la profession manque d’attractivité en raison des conditions de travail. L’intervention en journée constitue une réponse adaptée selon Philippe Gouret, de la Maison de l’emploi: «L’absentéisme, les accidents du travail et le turn-over des salariés ont été significativement réduit.»

Les donneurs d’ordre affiche la même satisfaction: «Un respect mutuel s’est installé entre les agents et nos salariés, explique Virginie Rigoulot, de La Poste. A prix équivalent, la qualité de prestation perçue s’est améliorée.»

Selon une enquête menée auprès des signataires, 90% d’entre eux sont satisfaits de l’organisation. Reste à la généraliser: seuls 94 donneurs d’ordre ont à ce jour adopté l’initiative dans l’agglomération. «On a conscience que la plupart restent en horaires décalés parce que ce n’est pas leur priorité», regrette Philippe Lefebvre, de la FEP Ouest. Mais son objectif demeure: «On veut que le travail en journée devienne la règle.» 

L’Etat s’engage

Principal donneur d’ordre, l’Etat s’est engagé, dans une circulaire de 2013, à développer le travail en journée dans le secteur de la propreté. En 2017, 60% de ses marchés de propreté devront comprendre 30% de travail en journée.