Nantes: «Pour se réconcilier, il faut être fâché» dit Valls à propos d'Ayrault

POLITIQUE En visite à Nantes, le Premier ministre a assuré ce lundi soir de pas être faché avec son prédecesseur à Matignon, lequel avait récemment émis quelques critiques...

Frédéric Brenon

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Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, lors de la passation de pouvoir le 1er avril 2014 à Matignon à Paris
Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, lors de la passation de pouvoir le 1er avril 2014 à Matignon à Paris — Lionel Bonaventure AFP

En déplacement à Nantes ce lundi soir, le Premier ministre Manuel Valls n'a pu éviter une question concernant ses relations avec son prédécesseur à Matignon, Jean-Marc Ayrault. Ce dernier était présent à l'hôtel de région des Pays de la Loire, où une courte entrevue entre les deux hommes était prévue. Ils sont ensuite arrivés ensemble, à pied, à l'hôtel de ville de Nantes.

«Ce déplacement est-il celui de la réconciliation?» a demandé une journaliste. «Pour se réconcilier, il faut être fâché, a répondu Manuel Valls. Nous ne sommes pas fâchés. Nous nous voyons régulièrement à l'Assemblée nationale et je suis très heureux, évidemment, de le rencontrer ici, là où il a marqué le territoire de son empreinte.»

«Plus que jamais la gauche a besoin de se rassembler»

«J'ai eu l'honneur d'être ministre de Jean-Marc Ayrault, nous servons le même président, la même majorité, c'est ça qui compte, a poursuivi Manuel Valls. Quant au débat, il est ma foi tout à fait naturel. Face à une opposition qui est dure pour le pays, des propositions qui visent à tout abroger, je crois que plus que jamais la gauche a besoin de se rassembler. Vous pouvez compter sur le fait que Jean-Marc Ayrault et moi-même participerons pleinement à ce rassemblement.»

Jean-Marc Ayrault s'était plaint courant octobre de la faible dotation attribuée par l'Etat à la région Pays de la Loire, qu'il jugeait «clairement défavorisée». Plus récemment, l'ex-Premier ministre et actuel député de Loire-Atlantique avait aussi regretté que Manuel Valls ait «tendance à s'excuser de ce qui a été décidé dès le début du quinquennat de François Hollande».