Nantes: Les urgences du CHU débordées par l'épidémie de bronchiolite

SANTE Cette maladie respiratoire qui touche principalement les enfants de moins d'un an perturbe le fonctionnement des urgences pédiatriques...

Frédéric Brenon
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Mayron, un mois, attend aux côtés de sa maman une hospitalisation pour soigner sa bronchiolite.
Mayron, un mois, attend aux côtés de sa maman une hospitalisation pour soigner sa bronchiolite. — F. Brenon / 20 MInutes

Cinq heures de prise en charge en moyenne, contre à peine trois habituellement. Depuis samedi, le service des urgences pédiatriques du CHU de Nantes ne désemplit pas. La faute à une épidémie de bronchiolite qui frappe de nombreux bébés de la région nantaise. Cette affection respiratoire, qui provoque toux, gêne, sifflement et fièvre, touche principalement les enfants de moins d'un an. Inquiets, de nombreux parents se rendent directement aux urgences, souvent de leur propre chef, parfois aiguillé par leur médecin. 

Temps d'attente «considérablement accru»

«L'unité reçoit actuellement plus de 120 enfants par jour, contre 90 en temps normal, explique Christèle Gras, chef du service. La plupart des demandes concernent un cas de bronchiolite. C'est un phénomène inévitable qui se produit à chaque hiver. Mais l'afflux soudain de patients entraîne un temps d'attente considérablement accru pour les familles. En particulier en début de matinée et en fin d'après-midi.»

«Les chambres sont occupées, il faut attendre dans les couloirs. Le personnel est à l'écoute mais c'est tout de même très long, très stressant», raconte Célia, maman de Mayron, un mois, dont l'état de santé a nécessité une hospitalisation ce lundi.

Consulter son médecin ou appeler le 15 avant de se déplacer

Pour ne pas se laisser trop déborder, le CHU a donc décidé d'ouvrir 5 lits supplémentaires en pédiatrie, de renforcer les équipes soignantes et de doubler la garde entre 18h et 20h. Mais, surtout, il invite les parents à solliciter systématiquement le médecin traitant ou le 15 avant de se déplacer. «Il existe des alternatives à la consultation aux urgences, insiste Christèle Gras. Si les enfants de moins de six semaines nécessitent une vigilance particulière, la bronchiolite se soigne le plus souvent très bien à la maison.»

L'an dernier, l'épidémie de bronchiolite a duré douze semaines au CHU de Nantes et avait connu un pic lors des fêtes de fin d'année. Plus de 700 passages aux urgences liées à cette seule maladie avaient été recensées.