Nantes: Les tests de dépistage rapide du VIH font leur chemin

SANTE Arrivés il y a trois ans dans le département, les tests rapides sont devenus «de véritables outils de prévention des risques», indique l'association Aides, à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida...  

Julie Urbach

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NANTES, le 16/11/2011 Teste Rapide d'Orientation Diagnostique TROD, pour depister rapidement un HIV a l aide d un teste sanguin
NANTES, le 16/11/2011 Teste Rapide d'Orientation Diagnostique TROD, pour depister rapidement un HIV a l aide d un teste sanguin — © Fabrice ELSNER

Quinze par semaine. Soit 800 réalisés à Nantes en 2013, par l’association Aides. Arrivés il y a trois ans en Loire-Atlantique, les tests de dépistage rapide du VIH (Trod) ont fait leur chemin. Car l’outil, qui révèle en quelques minutes si l’on est positif ou négatif au virus, peut s’utiliser hors des structures médicales.

«Cela permet d’aller vers les gens car c’est facile à transporter, on connaît le résultat très vite, et on peut le faire à n’importe quelle heure, sans rendez-vous, illustre Jérémy Léonard, chargé de mission à Aides. C’est un réel outil de prévention des risques.» Au niveau national, près d’une personne sur quatre qui effectue le test ne s’était jamais fait dépister auparavant.

Ainsi, près de la moitié des tests proposés par Aides (l’une des seules associations habilitées pour) l’ont été dans des commerces gays, bars, ou boîtes de nuit. L’autre moitié s’est faite dans les locaux de l’association, où une permanence est organisée tous les jeudis, de 18h à 21h.

Des dépistages ce lundi

Pour la Journée mondiale de lutte contre le sida, l’association Logis-Montjoie (qui pratique également ces tests rapides) organise une journée de dépistage, sans rendez-vous, jusqu’à 18h30. Des tests sont aussi réalisés au CHU, et des actions de prévention sont menées ces prochains jours à l’université, ou proposées par Aides.

En Pays de la Loire, on estime à 1.000 le nombre de personnes qui ignorent qu’elles sont infectées. Quelque 3753 personnes, séropositives, bénéficient d’un suivi médical dans la région.