Nantes: Les machines de Delarozière vont bel et bien s'installer à Toulouse

CULTURE Le maire UMP de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a finalement confirmé ce mardi l'ouverture d'un lieu pérenne dédié à l'accueil des créations de François Delarozière...

Béatrice Colin et Frédéric Brenon
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NANTES, le 10/02/2014 Une nouvelle machine de l ile
NANTES, le 10/02/2014 Une nouvelle machine de l ile — FABRICE ELSNER/20MINUTES

Le projet avait pris du plomb dans l’aile du fait du changement de municipalité lors des dernières élections. Mais, finalement, il n'y aura pas de revirement: Toulouse accueillera bel et bien, de façon pérenne, des machines créées par François Delarozière, patron de la compagnie La Machine et co-concepteur des Machines de l’île à Nantes. Jean-Luc Moudenc, maire UMP de la Ville rose, l’a confirmé ce mardi.

Araignée géante et Minotaure

Le projet, pourtant très critiqué par le nouvel édile durant la campagne, consiste à installer des machines au sein d’une halle neuve située dans le quartier de Montaudran. Le visiteur y découvrira notamment l’araignée géante, qui a fait un tabac à Liverpool, ou le futur Minotaure, en cours de construction sur l’île de Nantes. Il faudra s’acquitter d’un billet d’entrée pour pouvoir grimper sur les machines ou accéder à l’expo permanente, mais des déambulations seront gratuites. Les Nantais y trouveront évidemment des similitudes avec la Galerie des machines créée en 2007.

«Ce ne sera pas un atelier de créations»

«Nous allons en faire une écurie de machines et d'objets en mouvement, précise François Delarozière. Ce ne sera pas un atelier de créations mais un lieu de rencontre, ouvert au public d'où partiront nos spectacles dans le monde entier. Il y aura des rendez-vous réguliers, ce sera ouvert aux écoles.»

L'arrivée du créateur, qui gardera un pied à Nantes, a été saluée par l'opposition socialiste toulousaine. «Jean-Luc Moudenc, en panne d'idées et d'ambition, approuve l'ensemble des propositions de François Delarozière telles que nous les avions validées. Nous nous réjouissons que dans un futur proche les Toulousains puissent bénéficier de l'univers magique et porteur d'émotions de la Machine», tacle l'ancien maire, Pierre Cohen.

Pas d'infidélité aux Nantais pour Delarozière

Outre Toulouse, Pékin accueille aussi durablement, depuis octobre, le cheval-dragon Long-Ma construit sur l'île de Nantes. En Europe et en Amérique du sud, trois projets de ce type pourraient eux aussi élire domicile dans le paysage urbain. François Delarozière ferait-il donc des infidélités aux Nantais? Interrogé à ce sujet en août,  le patron de la compagnie La Machine avait préféré en sourire. «Bien au contraire, les Nantais verront cette machine [Long-Ma] en avant-première lors de répétitions publiques qui ne coûteront rien. Et c'est surtout le signe que Nantes a su exporter son savoir-faire et qu'elle rayonne à travers le monde.»