Notre-Dame-des-Landes: Les pro-aéroport jubilent après la déclaration de Valls

SOCIETE L'association Des Ailes pour l'Ouest estime que le courrier du Premier ministre ne laisse plus aucun doute sur la détermination de l'Etat à construire l'aéroport...

Frédéric Brenon
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Nantes le 10 juin 2014 - alain mustiere president des ailes pour l ouest
Nantes le 10 juin 2014 - alain mustiere president des ailes pour l ouest — Julie Urbach / 20 Minutes

«La détermination de l'Etat à voir ce projet réalisé est intacte. Pour autant, les travaux ne s'engageront qu'une fois les recours contre le projet jugé». La réponse du Premier ministre Manuel Valls aux inquiétudes exprimées par l'association Des Ailes pour l'ouest au sujet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes réjouit fortement les pro-aéroport.

La «preuve que le transfert est jugé indispensable»

«Nous n’avons jamais douté de la volonté de l’Etat en Région, mais ce courrier avec l’emploi du futur est aujourd’hui la preuve qu’au plus haut niveau de l’Etat, ce transfert de l’aéroport de Nantes est jugé indispensable», se félicite Alain Mustière, président des Ailes pour l'Ouest.

L'association, qui estime que l'inscription d'une enveloppe de 100 millions d'euros pour la desserte routière de l'aéroport dans le nouveau contrat de projet Etat-région il y a quelque jours «était déjà un signe fort», considère que le gouvernement est pleinement conscient de l'impossibilité de maintenir le trafic aérien sur l'acuel aéroport Nantes-Atlantique. «Il entraînera de plus la création de 3000 emplois dans une conjoncture délicate, ajoute Alain Mustière. Ce sont des éléments clés pris en compte par l'Etat qui n'oublie pas en outre le financement à 70% privé de cet investissement.»

 

« En fait, Manuel Valls ne dit rien de nouveau: c'est la position du gouvernement depuis mars dernier», tempère sur Twitter François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique. Et d'ajouter, en référence aux recours actuellement engagés: «La lettre de Manuel Valls est juste un peu hypocrite car rien ne se passera pendant (au moins) deux ans.»