Nantes: L'ACIPA n'ira pas à la nouvelle manif organisée par les Zadistes samedi

SOCIETE Malgré les dégradations commises lundi soir, un nouveau rassemblement «contre les violences policières» est prévu samedi en centre-ville...

F.B. avec AFP

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Remplacement des abribus fracturés ce mardi matin à Nantes.
Remplacement des abribus fracturés ce mardi matin à Nantes. — F. Brenon / 20 Minutes

Alors que les Zadistes (opposants radicaux à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes), ainsi que la mouvance anti-capitaliste et anti-fasciste de Nantes ont appelé à un nouveau rassemblement samedi à 14h en centre-ville contre les «violences policières» et en hommage à Rémi Fraisse, ce militant tué par une grenade dans le Tarn, l'Acipa et le CeDpa, principales associations institutionnelles opposées au projet d'aéroport, ont décidé, elles, de se désolidariser de l'appel à manifester. Elles condamnent en effet les dégradations survenues lundi soir en marge de la manifestation à Nantes.

Appel «au calme et non à la vengeance»

«Les débordements violents qui suivent les manifestations que nous voulons pacifiques sont inacceptables et nous refusons de risquer d'entrer dans la spirale de violence», souligne l'Acipa dans un communiqué. «La famille de Rémi Fraisse et le collectif des opposants au barrage du Testet ont appelé au calme et non à la vengeance. Nous entendons complètement cet appel et nous nous y associons.»

Le rassemblement de samedi à Nantes est considéré comme étant «à risques» par les forces de l'ordre. Des manifestants de Rennes ont annoncé leur intention de s'y joindre.

Les cinq gardés à vue libérés

Cinq personnes, placées en garde à vue à la suite des incidents commis lundi soir à Nantes, ont été libérées mardi et mercredi, a-t-on appris de source policière. Deux mineurs, interpellés pour un vol en réunion dans une banque vandalisée, ont été libérés dès mardi, tout comme un majeur qui vendait des produits stupéfiants. Deux autres jeunes hommes, soupçonnés d'avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre ont été remis en liberté mercredi et l'un d'eux sera convoqué le 22 janvier devant le tribunal correctionnel de Nantes pour participation à un attroupement armé.