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SANTENantes: Le CHU prêt à faire face au virus Ebola

Nantes: Le CHU prêt à faire face au virus Ebola

SANTEAprès un exercice grandeur nature jeudi, des ateliers à destination du personnel médical vont être organisés...
La surcharge de travail porterait atteinte à la santé des salariés du CHU de Nantes.
La surcharge de travail porterait atteinte à la santé des salariés du CHU de Nantes. - F. Elsner/ 20 Minutes
Julie Urbach

Julie Urbach

A l’accueil, devant les ascenseurs, dans les couloirs, des affiches mentionnant le nom du virus Ebola sont placardées. Mais au CHU de Nantes, l’ambiance n’est pas à la panique. «Nous sommes préparés, confie le professeur Didier Lepelletier, chef du service bactériologie et responsable de l’unité gestion du risque infectieux. Même s’il n’y a pas de risque zéro, tout a été fait en matière d’organisation, de suivi, ou d’information.»

Questions type face à des symptômes

S’il ne fait pas partie des 12 établissements référence en France (qui disposent de chambre à pression négative), le CHU de Nantes est donc tout de même concerné. Car à n’importe quel moment, un patient peut se présenter et montrer des symptômes inquiétants… Le personnel soignant doit alors très vite répondre à ces questions, définies par l’institut de veille sanitaire: L’individu a-t-il plus de 38° de fièvre? Vient-il d’une zone à risque (Sierra Leone, Guinée Conakry, Libéria, RDC) ? Depuis combien de temps est-il revenu?

Quelques dizaines de cas suspects

Si le cas est jugé sérieux, il est vite isolé dans un box spécifique pour d’autres vérifications… jusqu’à, dans les cas extrêmes, être transporté au CHU de Rennes, seul établissement du Nord-ouest à être habilité à recevoir des malades d’Ebola. «On a pris en charge quelques dizaines de cas suspects, indique le professeur Lepelletier. Mais jusqu’à maintenant, aucun n’a nécessité d’être transféré. En général, le diagnostic révèle un cas de paludisme.»

Exercice grandeur nature

Pour être paré au pire des scénarios, comme dans tous les services d’urgence de France, le CHU de Nantes a réalisé un exercice grandeur nature jeudi dernier, pendant deux heures, et en toute discrétion. Dès la semaine prochaine, des ateliers d’habillage-déshabillage vont être organisés pour les personnels soignants. «C’est eux qui sont le plus exposés car le virus se transmet par les fluides et non juste dans l’air, rappelle Didier Lepelletier. Une fois la combinaison entière enfilée, il faut faire très attention quand on l’enlève: le côté extérieur, qui peut être contaminé, ne doit surtout pas toucher le soignant.»

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