FC Nantes: Rémy Riou passe en mode défensif

FOOTBALL Après la plainte du SC Bastia pour "dénoncitation calomnieuse", le FCN fait corps autour de son gardien...

Charles Guyard

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Rémy Riou est l'objet d'une plainte du club de Basti.
Rémy Riou est l'objet d'une plainte du club de Basti. — F. Elnser/20minutes

Parmi les premiers joueurs à quitter le terrain d’entraînement hier, il est ressorti des vestiaires dans les tous derniers. Le regard noir et le pas pressant, Rémy Riou a tout juste articulé un «je n’ai rien à déclarer» plutôt inhabituel chez lui avant de s’engouffrer dans sa voiture. A l’origine de ce silence, une plainte déposée la veille, mercredi, par le SC Bastia pour «dénonciation calomnieuse» ciblant le gardien des Canaris. Elle fait suite aux déclarations de l’intéressé du 25 septembre, au lendemain du match à Bastia (0-0) avant lequel Riou assure avoir été visé par des cailloux lors de l’échauffement. «Il y en a un qui m’a frôlé la tempe, avait-il rapporté. Ca fait parti du jeu, on sait comment c’est la Corse, ils sont un peu laxistes.» 

Un « non évènement » pour l’avocat de Riou

Si c’est surtout la deuxième partie du propos («ces affirmations tendancieuses ont porté un tort certain au club», selon le communiqué du SCB publié mercredi) qui a motivé la plainte, les faits sont bien établis pour Michel Der Zakarian. «On n’a pas emmené des cailloux dans nos poches pour les montrer au délégué, s’est emporté l’entraîneur. Il faut arrêter ces bêtises !» Même agacement chez son adjoint, Loïc Amisse, qui raconte qu’à la fin de la  rencontre, «des gens de Bastia sont venus nous voir avec un avocat, ils ne comprenaient pas, ils étaient étonnés et disaient : “On n’a rien vu“» 

La LFP a classé l'affaire

C’est aussi la conclusion de la commission de discipline de la LFP qui, saisie mi-octobre, a classé l’affaire sans suite après visionnage des images. Des images sur lesquelles «on peut voir Riou ramasser quelque chose, mais on ne sait pas d’où vient l’objet», nous a précisé un salarié du SC Bastia. Le doute profitant toujours à l’accusé, ce dernier se retourne donc aujourd’hui contre son accusateur, devenu soudain calomniateur au grand étonnement de maître Klatovsky, l’avocat du FC Nantes que, preuve du soutien total en interne, le club met à disposition de son joueur. «Je suis perplexe, pour moi il n’y a rien, c’est un non-évènement», insiste l'avocat. Un «rien» qui suffira peut-être à détourner l’attention, après le houleux Nice-Bastia du week-end dernier…