Nantes: Le kebab chic et diététique débarque en ville

CUISINE Le restaurant Our propose depuis la rentrée des sandwiches originaux cuisinés par un chef...  

Frédéric Brenon

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Matthieu Carré, chef cuisiner d'Our installé face à la gare nord à Nantes.
Matthieu Carré, chef cuisiner d'Our installé face à la gare nord à Nantes. — F. Brenon / 20 MInutes

Qui a dit que tous les kebabs se ressemblaient ? Installé face à la gare nord, un couple de Nantais tente de prouver le contraire depuis la rentrée avec leur restaurant Our. Le concept: proposer un «kebab chic», cuisiné par un chef, et qui plus est diététique. Revendiquée, la différence avec les kebabs traditionnels se traduit d’abord dans l’assiette.

Six recettes sont déclinées, mêlant des ingrédients inattendus: fenouil, chou blanc, agrumes, pesto, ricotta, épinard, oignons rouges, miel, huile de pépin de raisin… Les frites sont faites maison et servies dans un cornet. Le type de pain est au choix. La viande, composée à 60% de dinde et à 40% de veau, est, elle, «sélectionnée pour sa finesse».

Produits frais et locaux

«Tous nos produits sont frais et presque tous sont locaux. Dans la plupart des kebabs habituels, les frites sont surgelées, les sauces sont industrielles, la viande est importée déjà en broche», affirme Matthieu Carré, chef et co-gérant de Our, formé dans la restauration gastronomique, notamment L'U.Ni à Nantes.

La viande (dinde et veau) est rôtie à la broche. - F. Brenon/20Minutes

 

Autre caractéristique, les sandwichs sont validés par un diététicien. Aucun ne dépasse 580 kcal, grâce à un apport varié de crudités. «Ça va bien au-delà de l’habituel salade-tomates-oignons, insiste Matthieu. Ce qu’on recherche, c’est ôter toute sensation de lourdeur tout en révélant l'authenticité du goût. Les gens ont de moins en moins de temps pour manger, mais ils ont aussi plus d’exigences. Ils veulent du frais, du bon, du sain. A l’image des burgers récemment, on veut prouver que c’est possible avec les kebabs.»

Plus cher, forcément

La différence d'Our avec un kebab traditionnel se voit aussi à la salle (spacieuse et à la déco soignée), ainsi qu’à la clientèle. «On reçoit beaucoup de salariés de bureau, de femmes, de personnes âgées, indique Sandra Carré, épouse et co-gérante. Des lycéens, en revanche, on en a peu, question de prix sans doute.» Il faut dire que l’addition, elle aussi, se distingue: 6,30 euros le sandwich sans frites, 8,90 euros la formule avec boisson. «Quand on ne travaille que des produits frais, on a plus de perte. On ne pouvait pas baisser le tarif. On propose aussi des desserts maison à 3 euros, je pense que c’est raisonnable», justifie Matthieu.

Kebab sucré à l'ananas

Si le concept est nouveau à Nantes, il existe déjà depuis 2011 dans un restaurant à Paris. C’est de là que le couple a puisé son inspiration. «Ça m'avait bluffé», se souvient Matthieu. «On s'est dit que le modèle pouvait marcher à Nantes. Notre fréquentation est pour l'instant encore aléatoire mais les retours des clients sont bons. On y croit», positive Sandra. Le couple a d'ailleurs d'autres idées en tête pour séduire la clientèle: des livraisons à vélo et un véritable kebab sucré à base d’ananas rôti sont à l'étude.

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