Seita: fin du suspense autour du plan social, accepté par les syndicats

SOCIAL Le cigarettier Seita a convaincu mercredi in extremis les syndicats hostiles à son plan social...

20 Minutes avec AFP

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Des employés de la Seita de Carquefou manifestent à Nantes le 14 octobre 2014
Des employés de la Seita de Carquefou manifestent à Nantes le 14 octobre 2014 — Jean-Sébastien Evrard AFP

Le cigarettier Seita, qui veut supprimer un tiers de ses effectifs en France, a convaincu mercredi in extremis les syndicats hostiles à son plan social de signer un accord sur les mesures d'accompagnement proposées aux licenciés.

La filiale d'Imperial Tobacco avait convoqué les élus du personnel à un dernier Comité central d'entreprise (CCE), à son siège à Paris, pour boucler la procédure d'information du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) annoncé en avril.

La réunion, qui a duré toute la journée de mercredi, constituait un ultime rendez-vous pour les deux camps, qui bataillent depuis plus de quatre mois. En cas d'impasse, la direction aurait dû rédiger un plan unilatéralement, avec le risque de conditions moins bonnes pour les salariés.

Répondant à la demande «de la très grande majorité des salariés», les trois syndicats représentatifs (CGT, Unsa et CFE-CFC) ont accepté «à l'unanimité» les modalités du plan social imposées par la direction, a indiqué Éric Comparot, délégué central CGT, premier syndicat dont la signature suffit à un accord majoritaire.

Bras de fer

Le fabricant des célèbres Gauloises et Gitanes avait créé la stupeur au printemps en annonçant la suppression nette de 366 emplois (sur 1.150) et la fermeture de sa principale usine à Carquefou (Loire-Atlantique) près de Nantes, ouvrant la voie à une délocalisation partielle en Pologne. Le bras de fer entre Seita et ses salariés en lutte avait conduit certains d'entre eux à démarrer une grève de la faim le 29 septembre. Ils y ont mis fin mercredi après-midi.

Le plan de la direction prévoit des indemnités supplémentaires de licenciement égales à 1,5 mois par année d'ancienneté et permet une préretraite d'entreprise dès 52 ans avec 70% du salaire garanti.

L'avenir semble bouché pour les salariés laissés sur le carreau. Les élus du CCE ont eu confirmation mardi qu'aucun cigarettier n'était intéressé par une reprise de l'usine de Carquefou.