Nantes: La caserne Mellinet, cédée par l'Etat, va accueillir 1.700 nouveaux logements

URBANISME Nantes métropole vient d'annoncer l'acquisition du site pour 6,3 millions d'euros...

Julie Urbach
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NANTES, le 21/04/2013 L'énorme caserne Mellinet désertée il y a deux ans par les militaires va accueillir de 1500 à 1800 logements à l'entrée du centre-ville
NANTES, le 21/04/2013 L'énorme caserne Mellinet désertée il y a deux ans par les militaires va accueillir de 1500 à 1800 logements à l'entrée du centre-ville — FABRICE ELSNER/20MINUTES

C’est fait. Après des années de négociations, et pour 6,3 millions d’euros, Nantes métropole va faire l’acquisition de l’ancienne caserne Mellinet (rue du Général Buat), désertée par les militaires depuis 2010, et jusqu’alors propriété de l’Etat.

Thierry Repentin, ancien ministre et président de la Commission nationale de l’aménagement de l’urbanisme et du foncier, est venu en personne annoncer la nouvelle sur place ce mercredi. Car cette cession à prix sacrifié (67 % de décote) va se réaliser dans le cadre de la loi de 2013 qui vise à accélérer la construction de logements en France grâce à des terrains de l'Etat vendus à bas prix. Le dossier sera à l'ordre du jour du conseil communautaire de ce vendredi.

Un nouveau quartier

Pour l'obtention du site de 13,5 hectares, la métropole s’est donc engagée à créer pas moins de 1.700 logements (majoritairement sociaux et abordables, certains en accession à la propriété) à l’horizon 2030. «Les 80 premiers sortiront de terre en 2019, promet Thierry Repentin, qui a salué «le caractère exceptionnel du site».

 

L'ancienne infirmerie sera sauvegardée - J. Urbach/20 Minutes

 

 A terme, quelque 5.000 habitants peupleront ce nouveau quartier résidentiel, qui sera également doté de services. «Certains bâtiments pittoresques seront préservés, comme l’infirmerie ou l’écurie. Ils pourront être transformés en locaux associatifs ou en crèche, imagine déjà Alain Robert, adjoint à l’urbanisme et vice-président de Nantes métropole. On pourra aussi accueillir une pépinière d’entreprises, et pourquoi pas des activités artisanales qui seront ainsi relocalisées en centre-ville.» Une «modeste activité commerciale» a aussi été évoquée.

Après la cession effective cet hiver, un architecte sera désigné en 2015 mais la métropole imagine déjà «des bâtiments au centre du site, entourés d’une couronne verte.»