Nantes: Ayrault demande à Valls de revoir à la hausse les dotations pour les Pays de la Loire

POLITIQUE L'ancien Premier ministre estime que la région est dévaforisée par rapport à ses voisines...

20 Minutes avec AFP

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Passation de pouvoirs entre Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, le 1er avril 2014, à l'Hôtel Matignon, à Paris
Passation de pouvoirs entre Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls, le 1er avril 2014, à l'Hôtel Matignon, à Paris — Patrick Kovarik AFP

L'ancien premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault est sorti de son silence pour adresser un courrier à son successeur Manuel Valls afin de critiquer les budgets trop limités attribués selon lui à la Région Pays de la Loire et à Nantes, rapporte le quotidien Presse Océan.

Dans ce courrier déposé mercredi à Matignon, Jean-Marc Ayrault, député de Loire-Atlantique, fait part de son «étonnement devant la faiblesse des enveloppes attribuées aux Pays de la Loire» dans le cadre du futur contrat de projets Etat-Région 2015-2020.

Région «clairement défavorisée»

Selon l'ex-maire de Nantes, la «cinquième région française en termes de population et de PIB», est «clairement défavorisée par rapport à ses voisines puisqu'elle reçoit 96 euros/habitant contre 145 euros/habitant pour la Bretagne et 252 euros/habitant pour le Poitou-Charentes», région de la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal.

Le premier locataire de Matignon après l'élection de François Hollande à la présidence de la République en 2012 demande à Manuel Valls de revoir à la hausse les montants attribués aux Pays de la Loire «afin de rétablir l'équité avec les régions voisines».

Il ne «pouvait pas rester sans réagir»

Plus largement, Jean-Marc Ayrault fait part son inquiétude «plus grande encore pour l'enseignement et la recherche en général, puisque toutes les régions françaises voient leurs dotations baisser dans ce secteur d'avenir». A cet égard il cite l'exemple de la métropole nantaise dont l'enveloppe prévue pour l'enseignement supérieur et la recherche chute, selon lui, de 60%.

Jean-Marc Ayrault justifie enfin son intervention en disant qu'il «ne pouvait pas rester sans réagir, dans une période où il faut mettre le paquet pour encourager les investissements publics.»