Loire-Atlantique: Trois crèches deviennent centres de collecte pour les Restos du cœur

SOLIDARITE L'objectif est de recueillir des produits d'hygiène pour bébés au profit de l'association caritative...

Frédéric Brenon
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Un collecteur, décoré avec les enfants, est positionné à l'entrée de la crèche.
Un collecteur, décoré avec les enfants, est positionné à l'entrée de la crèche. — F. Brenon / 20 Minutes

C’est une première en France. Trois crèches interentreprises de Loire-Atlantique, deux basées à Saint-Herblain (les Doudous sous l’olivier, les Doudous d’Ar mor) et une à Saint-Nazaire (l’Escale des doudous), sont depuis un mois des centres officiels de collecte pour Les Restos du cœur. Un partenariat a été noué avec l’association caritative dans le but de recueillir tout au long de l'année des produits d’hygiène pour les bébés. Un collecteur, confectionné avec les enfants, se trouve à la disposition des parents à l’entrée de chaque établissement. Une journée de collecte grand public est également organisée chaque premier lundi du mois.

Pas d’alimentaire

«On a fait le triste constat que de plus en plus de familles du département souffrent de la crise et peinent à s’acheter des produits nécessaires, alors que dans le même temps celles qui fréquentent nos crèches, bien que parfois modestes, n’ont pas ce souci. On s’est dit qu’il y avait quelque chose à tenter. Les Restos ont accueilli l’idée avec enthousiasme», raconte Marion Ledéan-Durel, reponsable des ressources humaines. Six produits sont ciblés: cotons, lingettes, cotons-tiges, shampoing bébé, lait de toilette et sérum physiologique. «Les Restos ont déjà des collectes spécifiques pour des couches, du lait ou des petits pots. Donner du sérum ou du coton, en revanche, on n'y pense pas forcément», justifie Marion Ledéan-Durel.

Puis elle confie : «Je crois que la plupart des parents ont été touchés par l’initiative. La preuve: le collecteur est presque déjà plein. Et je constate qu'ils ne donnent pas de marques au rabais sous prétexte que ce n’est pas pour leurs propres enfants. Maintenant, il ne faut pas que ça s’essouffle, les besoins sont toute l'année. On aimerait bien aussi être imités par d'autres structures. On est là pour montrer que c'est tout à fait faisable.»