HBC Nantes: «Anti a failli aller sur le banc avec un tee-shirt de marin», se souvient Lignières

HANDBALL Le «H» et Cesson, qui s’affrontent mercredi soir, adorent se détester et se chambrer…

David Phelippeau

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En mai 2013, le Nantais Valero Rivera face à Cesson.
En mai 2013, le Nantais Valero Rivera face à Cesson. — Fabrice Elsner / 20minutes (archives)

Une rivalité historique et parfois même hystérique. Ce mercredi soir, le HBC Nantes (2e de LNH) rend visite à son plus grand ennemi Cesson-rennes (5e). Depuis toujours, les duels entre ces deux formations n’ont jamais manqué de piquant tant la rivalité entre les deux clubs est exacerbée. Patrice Lignières, dirigeant historique du HBC Nantes et conseiller actuel du président Gaël Pelletier, a vécu une kyrielle de derbys. A l’entendre, ils étaient tous marqués du sceau du «conflit».

Le président nantais Pelletier met de l’huile sur le feu

Entre les coachs déjà. «Il y a eu des rapports compliqués entre Moualek (ancien coach de Nantes) et Christmann (ex-coach de Cesson) et cela s’est poursuivi avec Anti (actuel coach de Nantes), explique Lignières. C’était une technique de Christmann pour motiver ses troupes qui étaient bien Bretonnes. Pour sa réussite, il fallait du conflit.» Gaël Pelletier, président de Nantes, s’est amusé depuis quelques années à souffler sur les braises. «Il adore dire que Nantes est la capitale de la Bretagne, explique, en rigolant, Lignières. Avec Thierry Anti, on en a joué de ça. Je me souviens qu’une fois, Thierry a failli aller sur le banc avec un tee-shirt de marin (breton).»

Le conflit s’est transformé en jeu

Entre dirigeants, on aime aussi se provoquer. «Entre moi et Stéphane Clémenceau (vice-président de Cesson), il y a un conflit, poursuit Linières. Il y a une certaine jalousie. C’est la grande ville (Nantes) contre celle de la banlieue rennaise.» Il y a trois ans, après une défaite cessonnaise à domicile, Clémenceau prend le micro après le match et explique que le revers des siens n’est pas mérité. L’intervention ne plaît guère aux dirigeants nantais. Lignières relativise son opposition avec les caciques rennais: «Maintenant, ça devient un jeu. On a passé le cap du gros conflit. De toute façon, ça n’a jamais dépassé les bornes.»

Une porte cassée par Vergely…

Entre joueurs, les querelles sont sans doute aussi derrière. Les Nantais de pure souche se font plus rares. Même constat à Cesson. «Maintenant, les joueurs s’en foutent de la notion de derby», observe Lignières. Elle est révolue l’époque où les petits Lu Gormit, Stéphant ou Fabre s’écharpaient avec les historiques rennais Le Meur ou Doré. «Oh, c’était chaud!», lance, avec fierté, Linières. Tout comme le jour où Jérémy Vergely avait cassé une porte à Cesson, mécontent d’avoir pris un rouge... et sans doute d’avoir été hué par le public rennais.

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