FC Nantes: Michel Der Zakarian estime que «se cacher ne sert à rien»

FOOTBALL En L1, le FCN est l’un des rares clubs à ouvrir son centre d’entraînement au quotidien au public et aux journalistes…

David Phelippeau
Pour travailler, les journalistes sont plutôt gâtés à la Jonelière.
Pour travailler, les journalistes sont plutôt gâtés à la Jonelière. — SIPA/Ouest Média / Pierre Minier

Lorsque vous vous promenez dans l’enceinte de la Jonelière, il n’est pas rare que vous croisiez des supporters ou des journalistes. Contrairement à de nombreux clubs de L1, le FC Nantes est réputé pour ouvrir ses portes tout au long de l’année au grand public et aux journalistes.

«C’est un peu culturel oui, explique l’attaché de presse Sylvie Poulmarch, qui travaille au club depuis 1995. Et, puis sur le site de la Jonelière, c’est difficile de faire des huis clos. Quand on en fait (à la Beaujoire), ça étonne les gens tellement ce n’est pas habituel.» 

L'ancien journaliste Praud avait voulu cadenasser...

A certaines périodes sombres de l’histoire du club, les grilles du centre d’entraînement sont restées certains jours fermées. «A l’époque de Jean-Luc Gripond (2001-2005)...», se souvient vaguement Poulmarch. A celle de Pascal Praud aussi.

Celui qui clamait pourtant haut et fort qu’il fallait ouvrir la Jonelière aux quatre vents avait voulu durcir le ton, surtout vis-à-vis des journalistes. En vain. «On a voulu fermer à certaines périodes mais on s’est très vite rendu compte que ça ne servait à rien!», reconnaît Sylvie Poulmarch.

Der Zakarian: «Ça ne sert à rien de se cacher!»

L’entraîneur Michel Der Zakarian, qui a organisé seulement un ou deux huis clos en début de saison, abonde dans ce sens: «L’adversaire sait comment on joue. Tout se sait dans le foot. Ça ne sert à rien de se cacher. Ce n’est vraiment pas une bonne chose de se renfermer complètement.»

Même lorsque le FCN a traversé une petite crise la saison dernière, le centre est resté ouvert... «On tient à ça, explique Franck Kita, le directeur général délégué. On travaille en bonne intelligence avec les médias.» Même si le dirigeant sait pertinemment que la collaboration est fragile.

Reims en mode Ligue des champions

En attendant, Nantes apparaît presque comme une exception en France. A Lyon, cette semaine, c’était huis clos toute la semaine. A Lens, à Lille, ou à Toulouse, on aime travailler dans le secret. La palme revient à Reims, pourtant club modeste. «Tout est cadenassé, raconte un journaliste. On peut assister aux vingt premières minutes de l’entraînement du mardi. C’est tout.»

Aucune possibilité de s’entretenir au fil de la semaine avec les joueurs désirés comme c’est le cas à Nantes. «On a deux points presse par semaine avec le coach et un joueur imposé,  poursuit, navré, le journaliste. C’est un peu la Ligue des champions.»