Nantes: Attaquées par les frelons, les ruches quittent le toit du conseil général

ENVIRONNEMENT Les abeilles ont été envoyées à l'abri dans le nord du département...

Frédéric Brenon

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BRAINS, le 04/06/2012 Un apiculteur et une étudiante vétérinaire autour de ruches
BRAINS, le 04/06/2012 Un apiculteur et une étudiante vétérinaire autour de ruches — FABRICE ELSNER/20 MINUTES

L'hôtel du département, qui héberge les services centraux du conseil général de Loire-Atlantique, accueillait depuis plus de deux ans six ruches sur son toit, quai Ceineray à Nantes. Mais la prolifération du frelon asiatique a mis fin à l'expérience. En «raison d'attaques croissantes qui risquent d'exterminer la colonie», le conseil général vient en effet de décider de mettre ses abeilles à l'abri et de les déplacer à 40 km de là, à Puceul, pendant la période hivernale.

Le ministre appelé à l'aide

En Loire-Atlantique, pas moins de 850 nids de frelons asiatiques ont déjà été recensés cette année, contre 822 l'an passé, 700 il y a deux ans et 7 seulement en 2010. Inquiet par l'ampleur de la prolifération, le président du conseil général, Philippe Grosvalet, a donc écrit au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, pour lui demander de «mettre en place des mesures efficaces» et de «classer le frelon asiatique en danger sanitaire de première catégorie».

Le frelon asiatique attaque et mange les abeilles pour leur richesse en protéines. Quelques frelons peuvent détruire une ruche entière en quinze jours