Nantes: Les skateurs à la conquête du quartier autour de la rue Paul-Nizan

TENDANCE Depuis un an, les planches se multiplient dans l'île de Nantes...

Julie Urbach
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A Nantes le 23 septembre 2014 - Le skateboard se developpe sur l ile de Nantes, comme ici rue Paul Nizan
A Nantes le 23 septembre 2014 - Le skateboard se developpe sur l ile de Nantes, comme ici rue Paul Nizan — Julie Urbach / 20 Minutes

A toute heure du jour et peut-être même de la nuit, le bruit des roulettes résonne à proximité d’Hôtel-Dieu. Depuis des années, le skatepark Ricordeau, lieu incontournable des skateurs nantais, fait le plein. «C’est notre rendez-vous, là où on se retrouve tous, explique l’un d’entre eux. Mais après, on s’éparpille partout dans la ville.»

En plus de cet endroit situé en hyper-centre, la médiathèque ou le bowl du parc de Procé ne sont donc plus les seuls endroits où enchaîner les figures. Depuis quelques temps, le choix s’est élargi et les adeptes de la planche à roulettes sont nombreux à emprunter les ponts en direction de l’île de Nantes.

De plus en plus de pratiquants sur le secteur

Rue Paul-Nizan, un axe adjacent au boulevard Babin-Chevaye, Cook, 22 ans, s’entraîne. «Je n’habite pas tout près mais je viens ici deux ou trois fois par semaine. Il y a des marches, des plans inclinés un peu raides mais sympas, et un super revêtement pour le flat (figures au sol)».

Aménagée il y a un an par la Samoa, la société chargée d’aménager l’île, la rue semble avoir trouvé ses adeptes. «Nous nous sommes rendus compte qu’il y avait de plus en plus de pratiquants sur le secteur, explique-t-on à la Samoa. Beaucoup se rendaient au jardin des Fonderies, mais les équipements urbains n’étaient pas vraiment faits pour...»

Bientôt un autre skatepark

Après avoir gagné le parvis des Machines et les pistes cyclables du boulevard Vincent-Gâche, la dynamique skate sur l’île de Nantes n’est pas prête de s’arrêter : un skatepark doit voir le jour en 2016 sur le quai Doumergue, dans le cadre de la transformation de la rive nord, aux côtés d’une guinguette et de jardins en tous genres. 

«C’est positif car notre but est d’être intégrés à la vie urbaine, explique Maxime, membre de l’association Azimut et gérant d’une boutique. Le skateboard est né dans la rue, ça correspond donc à cet état d’esprit. Et en plus d’augmenter le nombre d’équipements, ça permet d’apporter de la vie dans des zones un peu mortes : ça attire des skateurs, mais aussi les riverains tout autour.»

Trois nouveaux magasins

Avec le développement du skate, les magasins spécialisés se multiplient. A Nantes, trois boutiques (A la bonne planchette, Vans et Volcom) ont ouvert en à peine six mois.