Au bord de la fermeture, «Terra Eco» lance un appel à l'aide

MEDIAS En difficulté, le magazine basé à Nantes cherche à collecter 500.000 euros pour poursuivre l'aventure...  

Frédéric Brenon

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Terra Eco, magazine sociétal et environnemental, basé à Nantes et de diffusion nationale
Terra Eco, magazine sociétal et environnemental, basé à Nantes et de diffusion nationale — F. Brenon / 20 MInutes

Dix ans après sa création, Terra Eco affronte le «moment le plus critique» de son histoire. Le magazine sociétal et écolo, basé à Nantes mais dont la diffusion est nationale, lance un appel à l'aide afin d’éviter la fermeture. «Comme beaucoup de titres de presse, on traverse un contexte et une passe difficile sur le plan financier. Le marché publicitaire, qui représente un quart de nos recettes, est particulièrement compliqué. Des difficultés, on en a déjà connu par le passé. Mais aujourd'hui on a une responsabilité vis-à-vis de nos 21 emplois», explique David Solon, directeur de la rédaction et cofondateur de Terra Eco.

Echéance dans dix jours

Le mensuel indépendant lance donc un appel à ses lecteurs et aux investisseurs dans l'espoir de collecter 500.000 euros (répartis à parts égales entre particuliers et investisseurs) dans les meilleurs délais. «Si d'ici vendredi 26 septembre il n'y a pas un enthousiasme fort pour notre appel, Terra Eco s'arrête», lâche David Solon. «C'est la première fois qu'on s'adresse à nos lecteurs de cette manière, poursuit le directeur de la rédaction. On aurait préféré les solliciter uniquement sur le contenu, mais on a besoin de leur soutien pour nous aider à passer la vague. Terra Eco ne doit pas disparaître. On sent qu'il y a une écoute autour de nos thématiques, elles méritent qu'on leur donne une chance.»

2.000 nouveaux abonnés pourraient «suffire»

Premier signe encourageant: déjà 100.000 euros auraient été collectés en quelques heures auprès d'investisseurs. Autre motif d'espoir: les abonnements progressent de nouveau depuis un an et demi. Or avec 2.000 abonnés supplémentaires, soit 17.000 abonnés au total, «cela suffirait pour donner de l'air» au magazine jusqu'en 2015, estime David Solon.

Diffusé en kiosque depuis 2009 mais également très présent sur le Web, tablettes et smartphones, Terra Eco prépare, s'il tient jusque-là, un «plan indispensable de développement du média» à l'horizon 2015.