Levée de boucliers contre le broyeur à métaux

ENVIRONNEMENT Un broyeur à métaux au pied du pont de Cheviré ? Alors que l'enquête publique se termine mercredi, une poignée d'opposants au projet ont fait remonter leurs craintes hier au commissaire-enquêteur, à la mairie annexe de Bellevue. L'usine du groupe CFF...

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Un broyeur à métaux au pied du pont de Cheviré ? Alors que l'enquête publique se termine mercredi, une poignée d'opposants au projet ont fait remonter leurs craintes hier au commissaire-enquêteur, à la mairie annexe de Bellevue. L'usine du groupe CFF, qui pourrait retraiter 400 000 tonnes de ferrailles (carcasses de voitures, réfrigérateurs...) par an, est une « aberration » pour Brice Denarier. « Il y a un vrai risque d'explosion, comme ça a été le cas à Rennes en 2002, affirme ce réalisateur, qui va déménager à Trentemoult en juin. Toutes les vitres avaient éclaté dans un rayon d'un kilomètre. » Le projet serait également un « non-sens économique ». « Un concurrent de CFF possède un broyeur similaire à Montoir-de-Bretagne. Pourquoi ne pas l'utiliser ? », se demande-t-il.« Actuellement, nos ferrailles sont retraitées à Bilbao (Espagne) par camion, rétorque Ronan Dantec, vice-président (Verts) de Nantes métropole et partisan du projet. En termes de développement durable, une agglomération responsable doit chercher à traiter ses déchets sur son territoire. »

Guillaume Frouin